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Oui, le cancer du cœur existe, mais il est remarquablement rare

Les tumeurs cardiaques primaires touchent entre 0,0017 % et 0,028 % de la population

u3d / Shutterstock.com

Seconde cause de mortalité mondiale derrière les maladies cardiovasculaires, le cancer peut toucher de nombreux organes, dont le cœur, mais avec une prévalence extrêmement faible.

Une forme méconnue

Les cancers sont chaque année responsables de près de 10 millions de décès. Si les plus courants (sein, poumon, colorectal et prostate) ainsi que les plus agressifs (pancréas) font régulièrement l’objet de campagnes de sensibilisation, aucune ne concerne spécifiquement le cœur pour une raison assez évidente.

On estime en effet que les tumeurs cardiaques primaires touchent entre 0,0017 % et 0,028 % de la population, et que 25 % de ces cas sont malins, ou cancéreux. « Au cours de ma carrière, j’ai dû en voir 2 ou 3 cas », explique le Dr Tochukwu Okwuosa, du Rush University Medical Center de Chicago.

Selon le médecin, les tumeurs touchant le cœur sont le plus souvent des métastases, c’est-à-dire des cellules cancéreuses provenant d’un organe voisin. « Dans ces situations, les chances de contrôler la progression de la maladie restent très faibles, même avec la chimiothérapie », précise-t-il.

Cancer
— Kateryna Kon / Shutterstock.com

Différenciation terminale

La rareté des tumeurs cardiaques primaires est étroitement liée à un processus connu sous le nom de « différenciation terminale », correspondant au stade final de maturation d’une cellule.

« Même si le cœur est le premier organe à se former et à fonctionner au cours du développement foetal, ses cellules se divisent très peu après la naissance, et cette courbe chute drastiquement autour de la vingtaine », explique Julie Phillippi, de l’université de Pittsburgh.

Concrètement, moins de 50 % des cellules cardiaques se renouvellent. Ce qui signifie que l’autre moitié contribuera à pomper notre sang tout au long de notre vie. Et il s’agit sans doute de la meilleure arme de cet organe face au cancer : un faible taux de division cellulaire (et donc de réplication de l’ADN) diminue le risque de mutations génétiques, connues pour engendrer les tumeurs.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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