Les éléphants d’Afrique sont actuellement massacrés à une vitesse sans précédent

C’est une nouvelle terrible. Ces dernières semaines, le Bostwana, pays situé dans le sud de l’Afrique abritant de nombreuses réserves naturelles, a enregistré la mort de près de 90 éléphants. Il s’agit sans aucun doute du plus grand massacre d’éléphants dans l’histoire du continent.

Un massacre sans précédent

Il y a quelques jours, la BBC révélait que pas moins de 87 éléphants et 5 rhinocéros avaient été abattus pour leur ivoire par des braconniers en l’espace de quelques semaines : la pire vague de braconnage qu’ait jamais connue l’Afrique. Les clichés du massacre mis en ligne via Twitter, qui témoignaient de l’extrême violence dont les braconniers avaient fait preuve, n’ont pas manqué de faire réagir de nombreux organismes de protection animale à travers le monde.

Ces actes terribles ont été commis dans la région du delta du fleuve Okavango, réputée pour abriter une importante réserve naturelle qui attire chaque année de milliers de touristes. Considéré auparavant comme un sanctuaire de la vie sauvage, le Bostwana est désormais sur la carte des pays en proie au braconnage de masse. Selon, Mike Chase, de l’ONG Elephants Without Borders : « Je suis complètement abasourdi. C’est la première fois dans l’histoire de l’Afrique que le braconnage prend de telles proportions ».

La politique laxiste du Botswana pose question

Alors comment expliquer le fait que le Botswana, accueillant depuis des années des animaux en danger venant de pays voisins et étant réputé pour disposer de réserves naturelles étroitement surveillées, connaisse un telle vague de braconnage ? Cela est principalement imputable au fait que les gardes forestiers soient désormais désarmés et ne puissent lutter efficacement contre les braconniers, suite à l’arrivée au pouvoir du président Mokgweetsi Masisi en 2018.

Le tourisme représentant une manne financière indispensable pour le Botswana, il semble évident que le pays aurait tout à perdre si rien n’était rapidement fait afin d’endiguer cette vague de braconnage sans précédent. Il semble aujourd’hui indispensable d’agir afin d’éviter la destruction d’un patrimoine naturel de plus en plus menacé.


Il faut aimer la vie, même dans ses formes les moins attirantes

— Cousteau