6 boss de jeux vidéo qui s’annonçaient épiques mais qui s’avèrent être de véritables pétards mouillés

Les jeux vidéo nous font souvent vivre des poussées d’adrénaline lors des moments les plus dramatiques et les plus difficiles à passer. Pourtant, certains boss ne remplissent clairement pas ce cahier des charges et font retomber toute l’intensité que le jeu a pu mettre des heures à construire. On revient sur les boss les plus inutiles, décevants et faciles à battre !

 

Volcania (The Legend of Zelda : Ocarina of Time)

Lorsque Link se retrouve au centre du cratère d’un volcan en fusion et qu’un dragon crache ses flammes autour de lui, on se dit qu’on va passer un sale quart d’heure. Et pourtant, la seule chose que vous ayez à faire c’est sortir votre marteau et frapper le puits de lave qui fait éruption à chaque fois que le dragon va se cacher dans l’un d’entre eux. Il tente bien de faire s’écrouler des rochers sur vous, mais il suffit pour cela de se mettre au bord de l’arène pour ne pas être touché. Même de courir en rond suffit neuf fois sur dix à éviter tous dégâts. Le combat reste fabuleusement beau pour son époque et tout le monde adore voir Link dans sa tunique rouge combattre un dragon avec un marteau. On aurait juste aimé avoir un combat un peu moins prévisible !

 

Rodrigo Borgia (Assassin’s Creed 2)

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Le fameux, « le héros passe des années à pourchasser un homme pour se venger et au moment fatidique, lui laisse la vie sauve ». C’est l’ennuyeuse conclusion d’un combat qui n’a réellement rien pour lui. Les personnages charismatiques sont réunis, le lieu du combat est impressionnant, mais il ne se passe… rien. Rien que vous n’avez pas vu des centaines de fois dans le jeu. Un duel ennuyeux éternellement paralysé par un système de combat affligeant. Assassin’s Creed a ses qualités, mais le système de combat est certainement le pire élément de la série. Des animations médiocres, des mouvements insensés et une mécanique archaïque. Attaque, attaque, contre, attaque, attaque, contre. Fin.

 

Bowser (Super Mario Sunshine)

Après avoir perdu quelques vies et persévéré dans un (autre) volcan, vous voilà enfin devant Bowser que vous pourchassez depuis le début du jeu ! Super Mario Sunshine est magnifique et on s’attend à un combat impressionnant. Au final, vous avez droit à une scène où Bowser reste assis tranquillement dans son jacuzzi spatial tout en se plaignant que vous ayez gâché ses vacances. Et le moyen de le battre ? Il faut justement détruire sa baignoire. Comment ? Il suffit de tourner autour et de sauter sur différentes branches qui maintiennent la structure en place. Bowser s’écroule à la surface de la planète et est enfin vaincu. Certains diront que « c’est que Mario » et il ne faut pas s’attendre à plus, mais plusieurs Mario avant et après Sunshine nous ont prouvé que même si un combat peut être facile, il peut tout de même rester impressionnant et mémorable.

 

Brumak Lambent (Gears of War 2)

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Gears of War est vraiment pas une série qui est criblée de beaucoup de défauts. Mais lorsqu’il s’agit des boss, on a droit aux deux extrêmes. Des moments pleins d’action, d’adrénaline et de sang qui resteront dans votre mémoire pour les années à venir ou des moments carrément nuls et répétitifs. Pour conclure Gears of War 2, il va falloir que vous sortiez le grand jeu ! Craquez-vous les doigts, empoignez votre manette et concentrez-vous, car… Non, on rigole. Il vous suffit d’appuyer sur la gâchette de tir pendant environ vingt secondes à bord d’un hélicoptère. Oui, ça fait un gros rayon laser et c’est agréable de voir l’horreur qu’est le monstre final en train de brûler, mais à aucun moment le jeu vous fait ressentir une quelconque intensité ou danger. Dommage pour un jeu qui, dans son genre, est sinon proche de la perfection.

 

Professeur Nakayama (Borderlands)

Le professeur Nakayama apparaît d’abord dans le DLC La chasse au gros gibier de Sir Hammerlock, dont il est le principal antagoniste. C’est un scientifique à moitié fou vêtu de haillons. Sa peau est recouverte d’éruption de fragments d’Eridium et il s’est greffé une arme automatique sur son épaule droite. On le retrouve également dans Borderlands : The Pre-Sequel. Alors qu’est-ce qui fait de ce boss un combat facile ? Vous n’avez pour ainsi dire rien à faire. Si vous vous demandez si Borderlands intègre les dégâts de chute, vous allez avoir votre réponse. Après avoir battu ClapTrap dans le premier Borderlands, les escaliers viennent à bout du professeur Nakayama qui fait une chute en descendant des marches et se brise la nuque. On peut dire que Gearbox a su nous faire rire correctement avec cette mise en scène, mais si on parle de boss facile à dépasser, on ne peut pas faire mieux que Nakayama !

 

Lucien (Fable 2)

Peter Molyneux qui loupe quelque chose, ce n’est pas inédit, mais quand c’est le résultat d’une aventure de plusieurs dizaines d’heures, ça reste en travers de la gorge. Thématiquement, on retrouve un peu le même problème qu’avec Assassin’s Creed et le combat Ezio/Borgia. On passe tout le jeu à vouloir notre revanche et alors que le jeu est censé se conclure de façon magistrale, toute l’intensité retombe et le générique démarre avant qu’on ait pu comprendre que c’était tout ce qu’on aurait en guise de fin. Pas de combat élaboré, pas de conclusion satisfaisante, pas d’explications élaborées, aucune idée novatrice au niveau du gameplay et aucun challenge. Au moment critique de recevoir la punition que le joueur a mis des heures à préparer, Lucien se fait tirer dessus une fois et meurt sur le coup. Générique.

 

Entre déception et facilité, voici donc les boss que l’on peut se permettre d’oublier sans souci. À force de vouloir rendre les jeux accessibles au plus grand nombre de joueurs et à ne jamais interrompre la session de jeu des plus novices, on se retrouve malheureusement parfois avec des occasions gâchées et des combats sans aucune saveur. Bref, des pétards mouillés ! Quel est le boss le plus décevant de votre vie de joueur ?


Les premiers sentiments sont toujours les plus naturels.

— Madame de Sévigné