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Le 26 septembre 2019, neuf militants soudanais ont déposé une plainte contre BNP Parisbas devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris, accusant la banque européenne d’avoir fourni des services bancaires au Soudan entre 2002 et 2008, et ce, malgré les sanctions édictées par l’ONU, les États-Unis et l’Union européenne à cause des graves crimes perpétrés par ce pays.

BNP Parisbas est accusé de complicité avec le gouvernement soudanais

D’après les sources de l’Agence France-Presse (AFP), la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) se sont aussi constituées partie civile aux côtés des neuf militants. Les avocats de la FIDH ont d’ailleurs recueilli les témoignages de ces victimes de tortures, de crimes contre l’humanité et de génocide perpétrés par le gouvernement soudanais depuis le début des années 2000.

Les plaignants ont effectivement demandé à la justice française d’ouvrir une enquête pénale sur BNP Parisbas, l’accusant d’avoir continué à délivrer des services bancaires au gouvernement soudanais malgré l’embargo contre le régime d’Omar Al-Bachir. La banque européenne est ainsi accusée d’avoir été complice des atrocités perpétrées par ce régime entre 2002 et 2008, en particulier dans la région du Darfour qui est ravagée par une guerre civile ayant déjà fait plus de 300.000 victimes, selon les chiffres de l’ONU.

Qu’est-ce qui ressortira de ces enquêtes ?

Le jeudi 24 septembre 2020, la FIDH a annoncé que des organisations non gouvernementales avaient reçu l’autorisation d’ouvrir une enquête en France sur BNP Parisbas. Une source judiciaire a déclaré à l’AFP qu’une information judiciaire a également été ouverte au tribunal de Paris le mercredi 26 août 2020.

D’après Le Monde, BNP Parisbas a déjà été condamné par la justice américaine en 2014 pour avoir transgressé l’embargo qui l’interdisait d’effectuer des transactions financières avec le Soudan, l’Iran et Cuba. La banque européenne avait alors reconnu avoir fourni des services financiers au gouvernement soudanais entre 2002 et 2008 et a été condamnée à payer une amende de plus de 8,8 milliards de dollars après avoir conclu un accord avec les autorités américaines.

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