Le physarum polycephalum est un organisme d’une seule cellule. Il n’est ni un animal, ni un végétal, ni un champignon, et pourtant il possède des propriétés similaires à chacune de ces branches de classification. Dénué de neurones, le “blob”, est notamment capable de réfléchir et de prendre des décisions.

 

Qu’est-ce que le physarum polycephalum ?

Le physarum polycephalum est un organisme vivant étonnant. Il s’agit d’une énorme masse jaune, dont la texture ressemble beaucoup à celle d’une éponge. Pouvant mesurer jusqu’à 10 m2, le physarum polycephalum est pourtant un être unicellulaire.

Cet organisme ressemblant à un champignon gluant a été surnommé “blob” par les scientifiques, en référence au film « The Blob » de 1958, où une masse extraterrestre dévore les humains… Mais, le physarum polycephalum ne vient pas d’ailleurs, il est sur Terre depuis 500 millions d’années et aime vivre dans des zones fraiches et humides telles que les tapis de feuilles en forêt, ou encore le bois mort.

© Flickr/mjambon

 

De quoi est capable le blob ?

Depuis des années, le physarum polycephalum fascine les scientifiques. Bien que primitif, cet organisme présente bien des aspects intéressants pour les chercheurs. D’abord, sa taille ; car même s’il n’est formé que d’une seule cellule, le blob peut compter des milliers voire des millions de noyaux. Il peut ainsi recouvrir de très grande surfaces (jusque 10 m2) grâce à ses nombreuses extensions.

Mais l’aspect le plus intriguant de cet organisme, c’est bien sa capacité à réfléchir et à faire des choix. Plusieurs études ont démontré que le physarum polycephalum est capable de tirer des leçons de ses expériences passées. Il développe une forme d’apprentissage présente chez tous les animaux. Sans aucun neurone, et donc sans cerveau, le blob parvient à avoir un raisonnement stratégique, même si celui-ci reste toutefois limité. Des scientifiques japonais affirment même que selon leur origine, les êtres ont des comportements différents. L’américain serait plus agressif, l’australien pacifique tandis que le japonais plus lent.

Dépourvu de membre, le blob est tout de même capable de se déplacer. Lorsqu’elle cherche des bactéries, champignons et de l’avoine pour se nourrir, la cellule peut bouger de 5 centimètres par heure. La vidéo en accélérée ci-dessous permet de s’en rendre compte.

Et enfin, la dernière caractéristique particulière de cette cellule hors-norme, c’est sa capacité à survivre. Le blob ne craint pas l’eau et le feu. S’il est découpé en plusieurs morceaux, il est capable de cicatriser et de se reformer en une seule masse. Et lorsque les conditions de son environnement ne sont pas propices à son développement, le blob sèche et hiberne. Cet état dormant peut durer plusieurs années, jusqu’à ce que la situation extérieure redevienne favorable.

© Wikimedia / GerritR

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