Blade Runner 2049 réalise l’impossible : il met tous les critiques d’accord

Ce mercredi 4 octobre, les salles obscures accueillent Blade Runner 2049, 35 ans après l’iconique film de Ridley Scott. Si des décennies d’attente peuvent engendrer les pires catastrophes cinématographiques (cf Les Bronzés 3 et Les Visiteurs 3), elles peuvent aussi enfanter les plus beaux hommages. Et l’oeuvre de Denis Villeneuve fait partie de ces bijoux qu’on n’attendait plus : 3 bonnes raisons d’aller voir Blade Runner 2049 !

Une photographie qui fleure bon l’oscar

Roger Deakins s’est surpassé. Le directeur de la photographie le plus malchanceux des oscars avec 12 nominations et aucune récompense, comparse des Frères Coen (A serious man, True Grit) et collaborateur de Villeneuve (Prisoners, Sicario) laisse éclater tout son génie créatif dans Blade Runner 2049. Exit l’ambiance ténébreuse, enfumée et dépressive du Los Angeles à la Ridley Scott. Le britannique préfère explorer toute sa palette de couleurs : un Las Vegas submergé par les jaune et ocre apocalyptiques de Mad Max, de gigantesques buildings abandonnés se profilant dans un brouillard verdâtre, une poudreuse couleur cendres qui s’abat sur un Los Angeles asphyxié, le QG de Jared Leto noyé sous une lumière d’or… Si Leonardo a eu son oscar pour The Revenant, Deakins mérite 1000 fois plus le sien pour Blade Runner 2049.

Ce n’est pas un film d’action

Certains ont tendance à l’oublier, mais le genre de la Science-Fiction a toujours été synonyme de réflexion. Depuis ses débuts avec Metropolis de Fritz Lang, jusqu’au Matrix des frères (devenus soeurs) Wachowski, en n’oubliant pas 2001 L’odyssée de l’espace de Kubrick – sorti en 1968 soit 9 ans avant Star Wars ! – la SF n’a eu de cesse de questionner l’homme sur sa condition. Le Blade Runner de Ridley Scott ne déroge pas à la règle en posant notamment cette question : est-il moral qu’un humain se prévale du droit de nier le statut d’humain à des machines qui en ont l’apparence et les sentiments ?

La relation humains-robots, théorisée par Asimov avec les 3 lois de la robotique apparues pour la première fois dans Cercle Vicieux, a donné lieu à toutes sortes de films plus ou moins géniaux (mention spéciale à Her de Spike Jonze), et Blade Runner 49 s’inscrit dans la lignée des franches réussites. En 2 heures et 44 minutes, Denis Villeneuve dilue les quelques scènes d’actions qui parsèment son oeuvre dans de longues séances de contemplation, une signature qu’il avait déjà apposée sur Sicario et Premier Contact. Il immerge complètement son spectateur dans ce futur où la limite entre réalité et fiction est encore plus ténue.

Surprise Surprise !

Le scénario est bouclé dans un coffre-fort cadenassé à double tour. La plupart des critiques-presse ayant eu l’insigne honneur de regarder le film avant les spectateurs ont dû signer un accord de confidentialité : interdiction de révéler le moindre élément d’intrigue avant la sortie officielle en salles ! Nous ne disposons que de quelques infos mises en avant dans les trailers : Ryan Gosling et Harrison Ford vont faire équipe, Jared Leto est le méchant attitré… Et c’est tout. Pour le reste, il faudra contenir votre patience encore 24 petites heures avant de découvrir ce que le génie québécois, qui planche actuellement sur Dune (les miracles existent…), nous réserve. Petite révélation toutefois : Ridley Scott figure parmi la liste des producteurs, alors peu de chance d’obtenir des réponses à nos interrogations !


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