L’affirmation selon laquelle les aliments bio sont meilleurs pour la santé est controversée. En effet, nombreux sont ceux qui n’y croient pas dans la mesure où les études sur le sujet ont montré des résultats qui confirment et qui contredisent cette affirmation. Cette nouvelle étude pourrait cependant faire pencher la balance.

Les blessures organiques provoquent la production de plus d’antioxydants

Selon cette étude menée par les scientifiques du Texas A&M AgriLife Research, les blessures des feuilles causées par les insectes rendent les fruits et légumes biologiques plus sains. Leurs recherches ont montré que ce type de blessure déclenche une augmentation des composés antioxydants chez la plante. Et selon les scientifiques, ce sont ces composés-là qui font que les fruits et légumes bio sont meilleurs pour la santé.

« De nombreuses études dans le passé ont soutenu cette idée, mais beaucoup d’autres n’ont montré aucune différence », a ainsi expliqué Luis Cisneros-Zevallos, chercheur principal de l’étude et scientifique en horticulture et en alimentation de l’AgriLife Research. « Dans notre étude, nous avons prouvé que les blessures des feuilles sur les plantes, notamment celles causées par les insectes, produisent des fruits biologiques plus sains. »

— Leriaphoto / Shutterstock.com

Une réponse naturelle des plantes face au stress de leur environnement

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques de l’AgriLife Research ont cultivé des fraises suivant les normes de la culture biologique. Ils ont soumis ces fraises à divers niveaux de blessures « biologiques » au niveau des feuilles, et ce, quelques jours avant la récolte. Suite à la récolte, les scientifiques ont minutieusement analysé les fraises et ils ont constaté que le stress auquel ont été soumises les plantes a effectivement provoqué une augmentation de la production d’antioxydants.

« Nous avons découvert comment plusieurs gènes associés à la translocation du sucre et à la biosynthèse des composés phénoliques étaient surexprimés dans les fruits du fraisier », a expliqué Facundo Ibanez, enquêteur du projet, dans un communiqué de presse. Selon les scientifiques, toutes les plantes auraient ainsi la capacité de répondre aux stimuli de leur environnement en activant leur métabolisme primaire et secondaire.

C’est notamment ce qui sert de mécanisme de défense et d’adaptation aux plantes, et c’est également ce qui les pousse à produire plus de composés antioxydants quand elles sont victimes de blessures biologiques. Selon Cisneros-Zevallos, les résultats de leurs recherches devraient mettre fin à la controverse sur le fait de savoir si les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique sont plus sains. Il a également souligné le fait qu’il espère que cette étude encouragera l’industrie à cultiver des plantes qui produisent plus d’antioxydants.

Pour en savoir plus sur le sujet, les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Scientific Reports from Nature.

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