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Apprenez-en plus sur la production d’Aladdin, ce dessin animé Disney aux mille et une splendeurs visuelles

Après le succès retentissant de La Belle et la Bête, Disney signe son deuxième chef-d’oeuvre des années 90 avec Aladdin. Inspiré de l’intemporel Les Mille et Une Nuits, ce dessin animé est une leçon d’animation et de narration, servi par des personnages charismatiques et hilarants. Il a aussi excité l’imagination de milliers d’enfants par ses dessins magnifiques et ses décors somptueux. Retournons à Agrabah le temps d’un instant…

 

 

 

 

 

 

 

Alors que Agrabah est situé sur les rives du Jourdain au Moyen-Orient, le palace du sultan s’inspire très clairement du Taj Mahal d’Inde et le reste de l’ancienne Bagdad. Lorsque l’on voit Aladdin pour la première fois, on peut être surpris de voir l’histoire centrée sur un personnage masculin, mais c’est justement le parti pris de Disney après s’être rendu compte que le focus avait été mis sur les princesses pendant trop longtemps, résultant en une série de princes plus ou moins insipides. Avec Aladdin, l’idée est d’avoir un prince avec de la repartie, de l’humour et très attachant avant d’avoir simplement une belle tête et un beau costume.

 

 

 

 

 

 

 

Le style graphique du Génie est tiré du travail du caricaturiste Albert Hirschfeld et ses silhouettes arrondies qui dressait des portraits des célébrités de Broadway et du cinéma depuis les années 30. Il est considéré comme l’une des figures importantes du dessin caricatural du XXe siècle et a beaucoup influencé Éric Goldberg, réalisateur et animateur pour Disney. Même si la version française du Génie est à hurler de rire, sa version originale est culte, car elle fut jouée par Robin Williams, qui changea le décor du doublage à tout jamais en devenant le premier grand acteur à se mêler aux dessins animés. Pour Aladdin, Williams proposait au moins une vingtaine de versions de chaque scène pour que les réalisateurs puissent choisir les plus drôles. Un vrai travail d’artiste !

 

 

 

 

 

 

 

Alors que La Belle et la Bête tablait tout sur le réalisme des visages et des expressions, l’animateur en chef Andreas Deja voulait changer la donne pour l’univers bien plus fabuleux d’Aladdin avec des formes de corps plus géométriques et moins réalistes. Jafar est censé avoir les épaules bien plus larges proportionnellement au reste de son corps et un visage aux traits improbables, mais qui reflètent sa malveillance. Et si vous vous souvenez de sa voix grave, c’est parce qu’elle est inspirée de celle de Vincent Price. En revanche, Jafar n’est jamais devenu un génie maléfique dans le conte d’origine. Ça, c’est tout Disney !

 

 

 

Que dire devant tant de beauté et de moments cultes ? Une histoire fabuleuse où chaque dessin vous fait voyager durant toute la durée du film. Disney a continué de se surpasser dans les années 90 avec d’autres films faisant partie des meilleurs de leur génération, mais Aladdin conserve cette magie toute particulière, cette aura inimitable qui accompagne déjà le livre dont il s’inspire. Quel est votre moment préféré d’Aladdin ?

Par Florent, le

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