En quelques années, le nombre de trottinettes électriques a explosé. Cependant, beaucoup ignorent les risques qu’ils encourent, notamment en cas d’accident. Si pendant longtemps ce point était délaissé, il vaut mieux désormais être assuré.

LA TROTTINETTE ÉLECTRIQUE, UN VEHICULE À ASSURER ?

Pour beaucoup d’utilisateurs, la trottinette électrique peut être considérée comme un jouet. Or, le code des assurances précise qu’il s’agit bien d’un véhicule à moteur. La trottinette électrique, au même titre que les gyropodes, les hoverboards ou les monoroues, sont ce que l’on appelle des NVEI (nouveaux véhicules électriques individuels). Leur moteur fait qu’ils sont considérés comme des voitures aux yeux de la loi.

Depuis 2017, il est donc impératif d’assurer ces véhicules comme le stipule l’article L 211-1 du code des assurances. Tout comme avec une voiture, conduire ce type de véhicule sans posséder d’assurance peut entraîner une amende. Mais cela est encore trop méconnu du grand public : rien n’oblige les vendeurs de trottinettes électriques à informer les acheteurs de cette obligation.

Des trottinettes en libre service © Commons Wikipedia / Sebleouf

QUE PROPOSENT LES ASSURANCES ?

Avec la mise à jour de l’article L 211-1, les assureurs ont donc développé des offres pour répondre à la demande croissante des clients. Si vous faites l’acquisition d’une trottinette électrique, discutez-en au plus vite avec votre assureur. Plusieurs solutions peuvent vous être proposées en fonction des assureurs : contrat spécifique au véhicule, extension de contrat existant…

Pour une formule de base incluant la responsabilité civile, les prix tournent autour de 50 euros par an. Mais il faut compter davantage pour avoir une assurance qui couvre également le conducteur de la trottinette. Toutefois, cette option reste la plus sûre car la majorité des séquelles lors d’accidents de trottinettes électriques concernent le conducteur.

ATTENTION AUX TROTTINETTES EN LIBRE SERVICE

Il faut également faire attention si la trottinette électrique est louée. L’option est répandue dans les grandes villes mais si vous l’utilisez régulièrement, il est préférable de souscrire une assurance. En lisant les conditions générales d’utilisation, on peut parfois lire que les entreprises déclinent toute responsabilité en cas d’accident. Il faut également être vigilant quant à la zone où il est possible de circuler.

Le code de la route n’a pour l’heure rien décidé concernant les nouveaux véhicules à moteur individuels. Théoriquement, ils ne peuvent circuler ni sur les trottoirs, ni sur la chaussée. Une amende de 1500 euros est d’ailleurs prévue si une personne circule sur la chaussée avec ce type de véhicule.

Mais l’essor des trottinettes électriques pousse le ministère de l’intérieur à agir. Un décret dédié aux NVEI devrait voir le jour en juin. Celui-ci devrait autoriser les trottinettes électriques à circuler sur les pistes cyclables et les zones limitées à 30km/h. Toutefois, les véhicules devront impérativement être bridés à 25km/h.

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