Depuis 2011, l’Arménie réserve une place spéciale aux cours d’échecs dans son système scolaire. En effet, ceux-ci font partie des cours obligatoires à suivre pour tous les élèves en école primaire.

Les échecs sont pris très au sérieux en Arménie. En effet, ils sont considérés comme un sport national. Le pays compte d’ailleurs des professionnels de renom dans le domaine. Ainsi, la star nationale actuelle est Lévon Aronian, né en 1982 à Erevan, la capitale du pays. Il a remporté la Coupe du monde à Tbilissi, en Géorgie, en septembre 2017. Le classement de l’Arménie est l’un des meilleurs du monde, que ce soit au niveau individuel ou collectif.

Les jeux d’échecs font ainsi partie intégrante du cursus scolaire, et les jeunes commencent à y jouer dès l’âge de 8 ans. « Ils commencent l’apprentissage des échecs dès la 2e année à l’école (équivalent du CE1 en France). Ils poursuivent ensuite jusqu’en 6e année. C’est une matière très importante, et puis ça leur permet aussi d’apprendre des choses en s’amusant », explique Suzanna Gharibian, professeure de français à l’école 52, située dans la capitale du pays, Erevan. Avec un rythme de deux heures de cours deux fois par semaine, les enfants troquent leurs crayons pour jouer aux échecs dans une salle spécialement dédiée à cette activité. Selon les professeurs de cette école, pratiquer les échecs permettrait ainsi aux enfants de développer leurs capacités intellectuelles.

Levon Spetanien, un autre professeur, explique que jouer aux échecs et mettre en place des stratégies permet aux enfants “de développer des capacités de logique, de mémoire et de concentration plus élevées que la moyenne« . Les professeurs assurent que les élèves adorent y jouer et que le plus important est de travailler tout en s’amusant.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de