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Les araignées des mines, ces créatures fascinantes évoluant dans les profondeurs du sol

L’espèce mexicaine Califorctenus cacachilensis mesure plus d’une vingtaine de centimètres de diamètre

— © Lizette (CC-BY-NC)

On dénombre près de 50 000 espèces d’araignées. Si les plus célèbres d’entre elles sont connues pour évoluer à la surface, au fil des années, des spécimens remarquables ont été observés dans les cavités souterraines du monde entier.

Arachnides souterrains

Les grottes et les mines abritent certaines des espèces les plus insolites de la planète. Des poissons licornes aux mille-pattes, ces milieux humides et souvent isolés offrent des conditions propices à l’apparition d’espèces à l’aspect extraordinaire, incluant toutes sortes d’arachnides.

En 2013, une nouvelle espèce d’araignée cavernicole avait été découverte dans le nord-ouest du Mexique. Mesurant à peu près la taille d’une ballon de basket et parente de la redoutable araignée errante brésilienne, très venimeuse, celle-ci avait été baptisée Califorctenus cacachilensis.

« Son exosquelette était anormalement grand et je pouvais dire, sur la base de ses motifs oculaires, qu’elle appartenait à la la famille des Ctenidae », avait à l’époque expliqué Jim Berrian, co-auteur de l’étude décrivant la créature.

Essentiellement nocturne, cette créature d’environ 23 centimètres de diamètre possède un corps aplati ainsi que deux crochets imposants. Sa tête et ses pattes sont d’une couleur café intense, tandis que son abdomen est jaune. Ne s’avérant pas mortel pour l’Homme, son venin rapide lui permettrait cependant de s’attaquer à des petits mammifères (rats, notamment).

Califorctenus cacachilensis — © Jorge H. Valdez (CC-BY-NC)

Des créatures fascinantes

En février 2023, une autre équipe avait découvert pas moins de sept nouvelles espèces d’araignées troglobies dans une grotte en Israël. Une étude approfondie avait montré qu’elles occupaient différentes sections de la grotte et que leur vision était adaptée à la luminosité de chacune d’entre elles.

Il y a quatre ans, une étude avait de son côté révélé que deux espèces d’araignées-loups du Groenland agissaient comme bio-indicateurs de la contamination par les métaux dans les sites miniers de l’Arctique, en particulier pour l’argent et le cadmium, impliquant que le recensement de leurs populations puisse contribuer à éclairer les décisions environnementales.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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