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Après la désintégration de MAPS, la comète PanSTARRS pourrait devenir visible à l’œil nu dès le 27 avril 2026

Quatre astronomes amateurs français ont découvert la comète MAPS en janvier 2026. Elle vient de disparaître après un passage à 162 000 kilomètres du Soleil. Un espoir anéanti en quelques heures, mais une nouvelle promesse émerge déjà dans le ciel d’avril.

Une comète lumineuse traverse l’espace profond en diagonale, avec une longue queue ionique bleue et une coma vert turquoise sur fond d’étoiles colorées.
Cette comète spectaculaire illumine le vide spatial avec une queue bleue intense et une coma turquoise éclatante. Une scène fascinante qui évoque la beauté brute et fugace des voyageurs célestes. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Une comète découverte en janvier qui faisait rêver les astronomes du monde entier depuis des semaines

Le 13 janvier 2026, Alain Maury, Georges Attard, Daniel Parrott et Florian Signoret ont repéré la comète MAPS depuis Antibes. Dès lors, elle a captivé la communauté scientifique mondiale. Son potentiel était en effet exceptionnel : elle aurait pu devenir une « Grande Comète », visible en plein jour.

Elle appartient à la famille de Kreutz, un groupe de comètes qui frôlent la surface du Soleil. Certaines sont ainsi devenues des comètes spectaculaires. La plus connue est la comète Ikeya-Seki, observée en 1965. Les astronomes la considèrent encore aujourd’hui parmi les plus brillantes du dernier millénaire.

Au départ, les calculs plaçaient son passage à 784 000 km du Soleil. On attendait alors une queue lumineuse spectaculaire au crépuscule vers la mi-avril. Toutefois, le télescope James Webb a vite rectifié le tir. MAPS était plus petite que prévu. Elle passerait aussi bien plus près de notre étoile.

Son passage à 162 000 kilomètres du Soleil lui a été fatal en quelques heures seulement le 4 avril

Le 4 avril 2026, le coronographe de SOHO a capté l’approche de MAPS vers le Soleil. Les astronomes ont suivi la scène en direct. Malgré tout, beaucoup gardaient espoir : peut-être la comète survivrait-elle à ce passage extrême près de notre étoile.

Finalement, seul un nuage de poussière a émergé de l’autre côté. MAPS n’a jamais réapparu sur les écrans de SOHO. Ce sort n’est pas rare. Beaucoup de comètes rasantes se désintègrent sous la chaleur du Soleil. Elles cèdent aussi aux forces gravitationnelles avant même leur point le plus proche.

Après la disparition de MAPS, les regards se tournent vers la comète PanSTARRS attendue fin avril

Depuis la perte de MAPS, les astronomes suivent désormais C/2025 R3 (PanSTARRS). Cette comète présente un avantage clair : elle passera à 76 millions de kilomètres du Soleil. C’est donc une distance bien plus sûre. Elle lui laisse de bonnes chances de survie et d’un spectacle visible depuis la Terre.

Son pic de luminosité est attendu le 27 avril 2026. Sa magnitude pourrait atteindre 2,5, ce qui la rendrait visible à l’œil nu dans un ciel sombre. Cependant, les comètes surprennent souvent les prévisions. Les prochaines semaines de suivi seront décisives pour confirmer ce spectacle.

La disparition de MAPS illustre les limites actuelles des modèles de prévision des comètes rasantes

MAPS relance un vrai débat dans la communauté scientifique. Peut-on vraiment prévoir le comportement d’une comète plusieurs semaines à l’avance ? En effet, même le télescope James Webb ne suffit pas toujours. Certaines inconnues restent difficiles à mesurer avec précision, quelle que soit la puissance des instruments.

La composition interne d’une comète, sa densité, sa teneur en glace : tout cela échappe encore aux modèles actuels. Ces données mal connues déterminent pourtant sa résistance à la chaleur du Soleil. Une comète prometteuse peut donc se révéler trop fragile au dernier moment, comme MAPS.

L’Observatoire Vera C. Rubin a recensé plus de 11 000 nouveaux astéroïdes en six semaines. À terme, ce type de projet permettra de mieux connaître ces objets dès leur découverte. Néanmoins, prévoir avec précision la luminosité d’une comète rasante reste aujourd’hui l’un des défis les plus difficiles de l’astronomie.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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