Des centaines de tonnes d’animaux marins sont morts à cause d’une algue toxique en Floride

Les autorités de Floride ont décrété l’état d’urgence à cause de la terrible marrée rouge qui fait actuellement des ravages parmi les poissons et les mammifères marins.

UNE ALGUE MORTELLE POUR LES ANIMAUX MARINS

Dauphins, tortues de mer, poissons, aucun animal n’est épargné par la marée rouge qui fait des centaines de tonnes de victimes. Les animaux morts viennent s’échouer sur les plages propagent des odeurs nauséabondes sur la côte ouest de la Floride.

Depuis le 7 août, ce sont 12 dauphins qui se sont déjà échoués sur les côtes, un bilan normalement obtenu sur une année entière. La cause de cette marée rouge : une algue ou plutôt un organisme unicellulaire microscopique, la Karenia Brevis. L’algue relâche une neurotoxine qui se propage dans l’eau contaminant directement les animaux qui la respire, qui mange des algues ou des poissons contaminés. L’algue n’est pas mortelle pour l’homme, chez qui elle provoque migraines, toux et crises d’asthme.

 

 

LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN CAUSE

Ce phénomène, meurtrier pour les animaux marins, touche la Floride depuis septembre 2017 mais s’est nettement aggravé ces derniers temps. En cause, le réchauffement climatique, le mauvais traitement des déchets, l’agriculture industrielle qui viennent faciliter la prolifération d’algues toxiques.

Une précédente marée rouge avait eu lieu en 2005-2006 et elle avait été meurtrière pour les dauphins qui après l’épidémie n’avaient plus assez de poissons pour se nourrir. Ils se rabattaient alors sur les filets de pêche, pouvant être mortels pour eux.

Le fléau met également à mal l’industrie du tourisme, qui fait vivre majoritairement le sud ouest de la Floride. À cause des odeurs pestilentielles, les touristes ne viennent plus. Les riverains espèrent alors que des mesures seront prises comme la restriction de l’utilisation d’engrais ou la construction de lacs de retenue pour traiter l’eau.

 

 


Il faut considérer la vie comme une partie que l’on peut gagner ou perdre.

— Simone de Beauvoir