Alors que nous faisons face à l’épidémie de coronavirus, une étude publiée mercredi 5 août affirme que l’agriculture intensive augmente les risques de pandémie. Nous le savons déjà, des pathologies telles que le coronavirus sont transmises à l’humain par les animaux. Seulement, l’Homme est la cause de cette propagation. Explications.

L’agriculture intensive cache une menace plus importante

Publiée dans la revue Nature, une étude publiée le 5 août affirme que l’exploitation des terres pour l’agriculture intensive est la principale cause de l’apparition des pandémies. En effet, le travail intensif de la terre rapproche les humains des animaux sauvages. De ce fait, les maladies des animaux sauvages ont plus de risques d’être transmises à l’Homme et créer une épidémie.

Pour illustrer au mieux cette idée, voici quelques chiffres. « L’ONU estime que trois quarts des terres de la planète sont dégradées par les activités humaines depuis le début de l’ère industrielle », relate Géo. Au total, un tiers des terres et trois quarts de l’eau douce sont utilisés dans cette activité.

L’étude dévoile l’ampleur du problème

Chaque année, le travail de la terre devient de plus en plus important, souvent au détriment de l’environnement. Les forêts ne sont pas épargnées et nous sommes victimes des maladies des animaux sauvages présents dans ce lieu. « Nos résultats montrent que les animaux qui persistent dans les environnements dominés par l’Homme sont ceux qui sont le plus susceptibles d’être porteurs de maladies infectieuses qui peuvent rendre les gens malades », affirme Rory Gibb, chercheur à l’UCL.

Une équipe de l’University College de Londres a étudié 6800 écosystèmes et a fait une découverte horrifiante. Les animaux connus comme porteurs de pathogènes (chauves-souris, rongeurs et oiseaux) sont plus nombreux dans les lieux modifiés par l’Homme.

« La façon dont les Hommes modifient les paysages à travers le monde, transformant des forêts en terres agricoles, a des impacts constants sur de nombreuses espèces de faune sauvage, entraînant le déclin de certaines et la persistance ou l’augmentation d’autres », dévoile Rory Gibb.

Ainsi, il devient urgent de modifier la façon de travailler la terre pour notre propre survie. Dans le cas contraire, nous allons devoir cohabiter avec de nombreuses pandémies comme celle que nous vivons actuellement.

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