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Constipation et ballonnements : une étude japonaise révèle les bienfaits digestifs de la marche

Et si le secret d’un ventre plus léger se cachait simplement dans une promenade ? Des chercheurs japonais ont observé une réaction étonnamment rapide de l’intestin après vingt minutes de marche. Leurs découvertes éclairent un lien encore méconnu entre mouvement et digestion.

Femme marchant tranquillement en plein air sur une promenade arborée, une activité physique douce pouvant favoriser le confort digestif.
Une simple marche de 20 minutes pourrait stimuler temporairement l’activité intestinale, selon une étude scientifique japonaise publiée en 2025 – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Vingt minutes sur un tapis roulant suffisent pour réveiller une activité intestinale inattendue

Le ventre possède sa propre bande-son. Gargouillis, petits grondements, bruits parfois embarrassants : derrière ce concert discret se cache une mécanique complexe. Mais peut-on modifier son rythme simplement en marchant ? Des scientifiques de l’université Fujita Health, au Japon, ont tenté de répondre à cette question grâce à une expérience étonnamment simple.

Publiée en septembre 2025 dans la revue Scientific Reports, leur étude a mobilisé 21 jeunes adultes en bonne santé, âgés d’environ 21 ans. Après un repos allongé, chaque participant a marché pendant 20 minutes sur un tapis roulant, à une allure confortable. Un stéthoscope électronique a ensuite permis d’écouter les réactions de leur abdomen.

À peine la marche terminée, les chercheurs découvrent un changement spectaculaire dans le ventre

Les résultats ont de quoi surprendre. Dans les deux premières minutes suivant l’effort, les chercheurs constatent une augmentation significative des bruits intestinaux. Leur nombre moyen passe d’environ 42 à 56 par minute. Leur durée et l’intensité globale des signaux progressent également, comme si l’appareil digestif changeait soudainement de cadence.

Mais cette agitation ne dure pas. Quelques minutes plus tard, les indicateurs retrouvent des valeurs proches de celles observées au repos. Cette réaction brève constitue justement l’une des découvertes intéressantes de l’expérience : l’intestin semble répondre rapidement à une activité physique modérée, même lorsque celle-ci ne dure qu’une vingtaine de minutes.

Pourquoi une simple promenade provoque-t-elle cette réaction ? Deux hypothèses émergent. La première concerne le système nerveux autonome, qui régule notamment la digestion. La seconde implique les oscillations naturelles du corps pendant la marche. Ces petits mouvements pourraient déclencher des réflexes locaux favorisant les contractions intestinales. Deux pistes plausibles, mais encore à confirmer.

Derrière les gargouillis, une découverte prometteuse qui ne constitue pas encore un traitement

Il faut toutefois distinguer ce que les chercheurs ont mesuré de ce qu’ils espèrent démontrer. Les bruits digestifs constituent des indices indirects de l’activité intestinale. Ils ne prouvent pas que les selles progressent plus rapidement. Surtout, l’étude concernait des personnes en bonne santé, et non des patients souffrant de constipation chronique.

D’autres travaux apportent néanmoins des éléments encourageants. Un essai clinique mené auprès de 94 personnes souffrant de ballonnements fonctionnels a observé une amélioration de certains symptômes après quatre semaines de courtes marches suivant les repas. Une synthèse publiée en 2024 associe également une activité physique plus importante à un risque réduit de constipation, sans établir de causalité.

Une habitude quotidienne accessible pourrait changer la façon de prendre soin de sa digestion

Inutile de transformer chaque promenade en séance sportive intensive. Marcher tranquillement après le déjeuner, descendre du bus un arrêt plus tôt ou sortir quelques minutes en fin de journée sont autant d’occasions de rompre la sédentarité. Pour les personnes sujettes aux ballonnements, cette activité douce peut compléter les habitudes alimentaires favorables au transit.

Reste une question essentielle : combien de temps faudrait-il marcher pour obtenir un effet durable ? Les scientifiques ne disposent pas encore de réponse précise. Les 20 minutes étudiées au Japon ne constituent donc pas une prescription universelle. La fréquence, l’intensité et les bénéfices à long terme devront être explorés dans des essais plus vastes.

La marche ne remplace pas une prise en charge médicale lorsque les troubles persistent, notamment en présence de symptômes inhabituels. Mais cette recherche rappelle que la santé digestive dépend aussi de notre manière de bouger. Et si les prochaines avancées sur le confort intestinal venaient autant de nos mouvements quotidiens que de l’étude du microbiote ?

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

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