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Quand une étude de 1960 prévoyait la fin du monde pour… le mois prochain

2012 n’a qu’à bien se tenir

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— Varavin88 / Shutterstock.com

Les craintes de voir notre espèce scier complètement la branche fragile sur laquelle elle se trouve ne datent pas d’hier. Il y a 66 ans, des travaux avaient fixé l’effondrement de la civilisation humaine à la fin de l’année 2026.

Une croissance démographique « hyper-exponentielle »

En pleine Guerre froide, les sources d’inquiétude ne manquaient pas. Alors que les États-Unis et l’URSS renforçaient rapidement leurs arsenaux et se livraient à une véritable course à l’espace, de nombreux observateurs redoutaient une escalade irréversible des tensions, débouchant sur une apocalypse nucléaire. Parallèlement, l’augmentation rapide de la population mondiale alimentait déjà les craintes d’un épuisement des ressources naturelles et d’une incapacité à nourrir l’ensemble de l’humanité.

Fruit de la collaboration du physicien austro-américain Heinz von Foerster et de chercheurs de l’université de l’Illinois, l’étude ayant récemment refait surface se basait sur l’évolution démographique au cours des deux millénaires précédents. Selon ses auteurs, la croissance effrénée mise en évidence conduirait à une situation mathématiquement intenable le 13 novembre prochain.

« La population mondiale a connu une croissance hyper-exponentielle », écrivaient-ils dans la revue Science en 1960. « À ce rythme, nos arrière-arrière-petits-enfants ne mourront pas de faim : ils seront victimes de la surpopulation. »

Si ces conclusions étaient à l’époque loin de faire l’unanimité, les prévisions concernant la croissance démographique mondiale se sont essentiellement vérifiées jusqu’aux années 1990. Bien que cette dernière ait depuis considérablement ralenti, avec un pic attendu dans les années 2080, d’autres menaces majeures pèsent plus que jamais sur l’humanité.

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— Arthimedes / Shutterstock.com

Minuit moins 85 secondes

Selon le dernier rapport annuel du Bulletin of the Atomic Scientists, la tristement célèbre horloge de l’apocalypse n’a jamais été aussi proche de minuit, symbolisant la fin de notre civilisation.

Outre l’escalade nucléaire alimentée par les grandes puissances mondiales, les chercheurs évoquent des mesures insuffisantes pour limiter le changement climatique, qui entraîne catastrophes naturelles, déplacements importants de populations et menace l’approvisionnement alimentaire mondial, ainsi que des percées scientifiques et un essor de l’IA insuffisamment encadrés.

Dans de nombreuses régions du globe, c’est désormais la baisse de la fécondité et le vieillissement de la population qui inquiètent, avec une diminution du nombre d’actifs qui pourrait notamment menacer la pérennité de systèmes de retraite et de santé déjà sous pression.

Par Yann Contegat, le

Source: The Independent

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