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Un scientifique mène sa propre étude sur le vieillissement et réduit son âge biologique de 15 ans

Des effets spectaculaires

Le scientifique avant et après le programme DELTA — © Professor Dean Ho

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Un professeur de l’université nationale de Singapour a testé un nouveau programme de santé favorisant la résilience biologique, avec des résultats spectaculaires à la clé.

Cobaye de sa propre expérience

Pendant neuf mois, Dean Ho a suivi à la lettre le protocole DELTA, en prenant soin de recueillir en temps réel des données permettant de documenter l’évolution de sa physiologie au fil du temps.

Se couchant tous les soirs à 21h15 et se levant à 6 heures du matin, il jeûnait également 20 heures par jour, ne mangeant qu’entre 11 et 15 heures. Ses repas se composaient de légumes verts à feuilles, d’huile d’olive, de graines et de protéines maigres. Il buvait également un smoothie quotidien à base de myrtilles, de chou rouge, de brocoli et de gingembre, et dégustait un pudding au graines de chia et au cacao.

Ses 90 minutes d’activité physique quotidienne mêlaient quant à elles musculation et entrainement fractionné à haute intensité.

À l’issue de la période étudiée, le scientifique de 47 ans affichait un âge biologique estimé à seulement 31,8 ans, sur la base de différents marqueurs biomoléculaires. Outre un physique nettement plus musclé et sec, son rythme cardiaque au repos était passé de 65 à 46 battements par minute, et le temps nécessaire pour passer de la combustion des glucides à celle des graisses de 24 à 16,5 heures seulement. Côté sommeil, sa durée moyenne atteignait 8 heures, avec une augmentation substantielle de ses phases profondes.

— adike / Shutterstock.com

Un programme difficile à respecter sur le long terme

Aussi spectaculaires soient ces effets, le chercheur rappelle que des changements aussi drastiques du mode de vie cadrent difficilement avec le quotidien du commun des mortels.

« Il m’arrivait de sortir certains soirs et de ne pas avaler la moindre bouchée, ce qui ne manquait pas d’amuser mes proches », explique l’auteur de la nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS One.

S’il estime que de tels résultats ont des implications pour notre façon d’appréhender le vieillissement en bonne santé, il sera nécessaire de répéter l’expérience avec un plus grand nombre de sujets, et inclure un groupe témoin.

Précédemment, une étude avait suggéré que les nouvelles générations vieillissaient plus rapidement.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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