
Dans l’ouest du pays, des archéologues turcs ont mis au jour une statue massive, contribuant à éclairer les traditions culturelles et artistiques de la Lydie antique.
Une sculpture massive remontant au Ve siècle avant notre ère
La découverte est intervenue lors des fouilles de l’ancienne cité de Sardes. Capitale du royaume lydien, elle est devenue un centre administratif majeur sous l’Empire perse achéménide. Au cours des dernières décennies, ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO a livré des vestiges archéologiques remarquables des périodes perse, grecque et romaine, comprenant un temple antique dédié à la déesse grecque Artémis, ainsi que l’une des plus anciennes synagogues connues.
Dans une section de Sardes remontant à la période classique, c’est une statue monumentale qui a été mise au jour. Datée de 470 à 450 avant notre ère, elle est présentée comme l’un des rares exemples en marbre datant de cette période.
Selon le communiqué, cette sculpture de 2,2 mètres de haut représentait un jeune homme, dont la posture droite et les longs cheveux renvoient aux conventions artistiques du VIe siècle avant notre ère, tandis que le modelé du visage et des mains la situent clairement dans la première moitié du Ve siècle avant notre ère.
A 2,500-year-old marble statue survived because it was reused face-down as part of a Roman street.
— Architecture Hub (@archpng) August 3, 2026
Archaeologists at Sardis in western Türkiye uncovered the 7.2-foot (2.2-meter) figure of a standing young man, dated to around 470–450 BCE. The statue was found in two large… pic.twitter.com/a4jaZ5JdyM
Fragmentée au niveau du buste et aux pieds manquants, elle aurait été utilisée à l’époque romaine (133 à 395 de notre ère) comme matériau de pavage pour une artère située à l’entrée de la ville et bordée de colonnades. L’équipe archéologique lie par ailleurs son remarquable état de conservation à son placement face contre terre.
Une forte tradition locale
L’individu était représenté vêtu d’un himation épais, une grande pièce rectangulaire souvent faite de laine dont se drapaient les hommes et les femmes grecs. Sous celui-ci, une tunique fine, connue sous le nom de chiton, couvrant elle-même un habit caractéristique à rayures horizontales.
« Ce style vestimentaire n’avait jamais été documenté pour une sculpture antique provenant d’Anatolie ou de Grèce continentale, ce qui pourrait témoigner d’une influence typiquement lydienne ainsi que d’une forte tradition locale », explique le communiqué.
Dans sa main droite, l’homme tenait ce que l’on pense être un coing, qui aurait constitué une offrande à une divinité. D’après l’équipe archéologique, de telles découvertes s’avèrent précieuses pour comprendre les pratiques rituelles, religieuses et les interactions culturelles à Sardes pendant la période perse achéménide (547-334 avant notre ère), lorsque la ville constituait la capitale occidentale de l’empire.
Précédemment, ce sont les vestiges d’un palais lydien et les squelettes de deux soldats qui avaient été mis au jour à Sardes.
Par Yann Contegat, le
Source: Heritage Daily
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Catégories: Actualités, Histoire