Partager les cieux s’avère extrêmement avantageux pour les rapaces. En observant avec soin les trajets de leur groupe, les condors des Andes optimisent leurs déplacements quotidiens. Par conséquent, cette entraide aérienne leur évite une dépense physique colossale lors de leurs quêtes de nourriture.

Un défi physique quotidien majeur pour ces géants du ciel qui doivent adapter leur trajectoire en permanence
Le condor des Andes parcourt chaque jour d’immenses distances dans la montagne. En effet, ce grand oiseau cherche sans cesse des carcasses pour se nourrir. Ainsi, il doit traverser des reliefs escarpés sans épuiser ses forces.
Pour économiser ses forces, l’animal limite le battement de ses ailes. De ce fait, il alterne les phases de glissade et l’usage des courants d’air ascendants. Ces masses d’air chaud lui permettent de prendre rapidement de la hauteur.
Cependant, la position des flux thermiques varie constamment au fil de la journée. De plus, les ressources restent très dispersées dans l’espace. Trouver le trajet idéal exige donc une adaptation permanente de la part du rapace.
Des chercheurs conçoivent une modélisation informatique pour analyser les stratégies de navigation collective
Pour mieux comprendre ces volées, des scientifiques allemands ont créé un modèle informatique sur mesure. Cet outil virtuel simule le comportement exact des oiseaux. Il prend en compte leur altitude, leur vitesse ainsi que les caprices du vent.
L’étude est apparue récemment dans la revue Journal of the Royal Society Interface. L’équipe de recherche y analyse l’usage des informations sociales. En d’autres termes, elle compare les trajets solitaires aux vols ajustés grâce au groupe.
Une dépense d’énergie réduite jusqu’à 41 % grâce au repérage collectif des meilleurs courants d’air
Les simulations montrent un avantage net pour les déplacements en groupe. En effet, l’observation des congénères aide à repérer rapidement les portances thermiques. Ainsi, les oiseaux évitent les zones calmes et économisent un effort physique considérable.
L’efficacité maximale survient quand les individus adoptent une prise de risque modérée. Dans les zones les plus instables, cette stratégie réduit les dépenses énergétiques de 41 %. De ce fait, le vol partagé s’avère extrêmement rentable.
Par conséquent, cette coopération visuelle dépasse largement le simple maintien du groupe. Elle constitue un mécanisme de survie essentiel pour ces oiseaux. En revanche, un individu isolé s’épuise beaucoup plus vite face aux vents contraires.
Des lois biologiques de vol partagé qui pourraient perfectionner la trajectoire des drones et des robots
Ce modèle novateur réunit les lois de l’aérodynamisme et les comportements sociaux. Toutefois, les scientifiques ne veulent pas s’arrêter aux seuls oiseaux. Ils comptent désormais appliquer ces équations à d’autres espèces animales pour valider leurs découvertes.
Par ailleurs, ces recherches intéressent directement le secteur des nouvelles technologies. En effet, ce principe d’échange d’informations peut inspirer la programmation de drones autonomes. Grâce à cela, ces machines consommeraient beaucoup moins d’énergie lors de leurs missions.
Par Eric Rafidiarimanana, le
Catégories: Animaux & Végétaux