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Pourquoi le missile CJ-1000, capable de frapper à 2 500 km, préoccupe les armées occidentales

En septembre 2025, Pékin a dévoilé le missile supersonique CJ-1000. Quelques mois plus tard, le constat s’impose. Cette arme bouleverse les équilibres militaires et place la Chine au premier rang d’une technologie stratégique que peu de nations maîtrisent aujourd’hui.

Missile supersonique longue portée monté sur un lanceur terrestre face à une côte au lever du soleil.
Le CJ-1000, missile supersonique chinois annoncé avec une portée de 2 500 km, capable de voler à basse altitude pour réduire sa détection radar. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Présenté en septembre 2025 à Pékin, le CJ-1000 s’impose comme le premier missile terre-air supersonique opérationnel

En septembre 2025, les missiles CJ-1000 ont défilé à Pékin. Leur silhouette massive a immédiatement marqué les observateurs. Très vite, les analystes ont compris que la Chine franchissait un cap décisif dans la course aux armes supersoniques.

Concrètement, il s’agit d’un missile terre-air longue portée. Il fonctionne grâce à un superstatoréacteur à combustion supersonique. Ce système lui permet d’atteindre une vitesse inégalée, tout en restant difficile à intercepter.

Une technologie plus discrète et plus maniable qui redéfinit les standards de la performance militaire

Selon la revue spécialisée Shipborne Weapons, les missiles supersoniques surpassent les missiles planants sur plusieurs points. Leur altitude maximale reste plus basse. Or cette caractéristique réduit leur détection par les radars adverses.

Les planeurs peuvent atteindre environ 80 kilomètres d’altitude. Les missiles supersoniques, eux, ne dépassent pas 30 kilomètres. Toutefois, en volant plus bas, ils gagnent en discrétion radar et compliquent la tâche des systèmes d’alerte.

De plus, ces armes offrent une manœuvrabilité accrue. Elles ajustent plus facilement leur trajectoire en phase terminale. Cette souplesse augmente leurs chances de pénétrer des défenses pourtant sophistiquées.

Face aux Zircon russes et aux programmes américains, Pékin a accéléré là où d’autres ont ralenti

Avant le CJ-1000, seuls les missiles Zircon russes étaient opérationnels. Cependant, ces engins doivent être lancés depuis la mer. Le lanceur naval 3M22 limite donc leur flexibilité stratégique.

Les États-Unis avaient pourtant ouvert la voie dès les années 1990. En 2013, ils faisaient voler un missile à hydrogène durant 240 secondes. Depuis, la recherche a ralenti. Pékin a profité de cette stagnation américaine pour investir massivement.

Portée de 2 500 km et défenses sous pression : un nouvel équilibre stratégique en Asie-Pacifique

Le CJ-1000 pourrait atteindre des cibles situées à 2 500 kilomètres. Cette portée de 2 500 km place une partie de l’Asie et du Pacifique sous pression directe. En conséquence, plusieurs capitales réévaluent déjà leur posture de défense.

Surtout, son caractère supersonique inquiète les spécialistes. Les systèmes actuels de défense antimissile risquent de devenir insuffisants. La vitesse et la trajectoire basse compliquent toute interception fiable.

Enfin, certains projets américains, comme le « dôme d’or », visent à contrer ce type de menace. Leur efficacité reste toutefois conditionnée aux évolutions futures de ces missiles. La compétition technologique ne fait que commencer.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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