En 1970, les personnes arrêtées en état d’ivresse au volant ne risquaient pas forcément d’être punies par la loi. Au contraire, cela pouvait même alléger leur peine… Explications.

À cette époque, les règles de sécurité routière étaient bien différentes de celles d’aujourd’hui. L’alcool au volant n’était pas considéré comme dangereux, la ceinture de sécurité n’était pas obligatoire et les limitations de vitesse étaient moins strictes.

Jean-Yves Salaün, ancien délégué général de la Prévention routière, expliquait d’ailleurs qu’au début des années 70, « les conducteurs, qui passaient devant le juge et qui avaient à justifier leur comportement, pouvaient mettre en avant le fait qu’ils avaient bu et que donc ils n’étaient forcément en état d’avoir conscience de leur comportement, des risques qu’ils prenaient. Et les juges pouvaient considérer que l’alcool était dans ce cas une circonstance atténuante  »

Avec autant de liberté au volant, ce n’est pas étonnant que la France ait connu son plus gros pic de mortalité en 1972 avec 18 000 morts sur les routes. Depuis, les règles de sécurité routière ont bien changé…

Toutefois, l’alcool reste la première cause des accidents mortels sur les routes avec l’excès de vitesse. Selon le site de la sécurité routière, 1009 personnes sont mortes en 2016 dans un accident de la route à cause de l’alcool.

L’alcool au volant est l’une des principales causes d’accidents de la route

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