En France, le cancer du col de l’utérus a causé 1117 décès en 2018. De plus, 2920 nouveaux cas ont été diagnostiqués, selon les derniers chiffres officiels. L’agence sanitaire Santé publique France plaide aujourd’hui pour une meilleure vaccination, et la multiplication des dépistages.

Un cancer toujours meurtrier

Depuis le début des années 90, le cancer du col de l’utérus est de moins en moins responsable de décès en France. Que ce soit sa mortalité ou le nombre de personnes touchées, les nouvelles méthodes de traitement ou de dépistage ont permis de constamment diminuer ses effets néfastes. En effet, en 1990, il y avait une moyenne de 4000 cas par an, avec un taux de mortalité qui montait à 3,1 pour 100 000 cas. En 2018, il était de 1,7 pour 100 000. 

Pourtant, depuis le milieu des années 2000, la baisse du taux de mortalité de ce cancer a été grandement ralentie. En 2018, il y avait toujours plus de 1000 personnes décédées des suites de ce cancer. Plutôt que de s’appuyer sur les nouveaux traitements, les médecins estiment que la vaccination et les dépistages sont des méthodes plus efficaces pour sauver des vies.

Aller plus loin dans le traitement

Le cancer du col de l’utérus est fréquemment causé par l’infection aux papillomavirus humains (HPV), une infection sexuellement transmissible extrêmement fréquente. Aujourd’hui, les vaccins contre les HPV sont recommandés pour les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans.

Cependant, les médecins estiment que cela pourrait également être mis en place pour les jeunes garçons : en plus du cancer du col de l’utérus, les HPV sont susceptibles d’être responsables du cancer de l’anus et de cancers ORL. Ainsi, il est tout à fait possible d’envisager une campagne de vaccination dans le milieu scolaire.

— beeboys / Shutterstock.com

Le vaccin et le dépistage sont plus importants que jamais, quand on sait que ce cancer a causé près de 311 000 décès dans le monde en 2018. La plupart se déroulent dans les pays à bas et moyens revenus, mais il demeure le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme, d’après les données de l’OMS. Pour rappel, après l’infection persistante par le virus, le cancer n’apparaît qu’après une évolution très lente de 10 à 15 ans, d’où l’importance du dépistage.

L’année dernière, les autorités sanitaires se sont lancées dans un programme de dépistage organisé, pour les femmes âgées de 25 à 65 ans. Le but de cette mission est “d’augmenter la couverture du dépistage pour atteindre 80 %”. Aujourd’hui, elle est en dessous de 60 %, selon le BEH. 

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