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Gros, binoclards, boutonneux : voici les pires stéréotypes de geeks au cinéma

Hélas, les clichés sur les geeks ont la vie dure, en particulier dans un média pourtant populaire chez ces derniers : le cinéma. Souvent, trop souvent même, le 7e Art n’a pas été tendre avec eux. Qui n’a pas eu envie de hurler en voyant un geek sauvage boutonneux, laid et asocial, apparaitre subitement dans un film ? Pour vous aider à relativiser, nous vous offrons un panel des pires geeks du cinéma, en vous garantissant qu’après cela, vous ne serez plus jamais indigné par un stéréotype gentillet.

Cyprien

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On commence de manière violente (pour votre bien) par Cyprien, héros du film éponyme, incarné par Élie Semoun, et ses copains. Ce sont des « geeks » (sic), et sont donc, en tant que tels, laids, très très laids, asociaux, incapables de placer un mot devant une représentante du beau sexe, leurs cheveux sont graisseux, leurs vêtements piquent les yeux tant ils sont ringards et mal assortis, leur élocution est douteuse et ils sont les victimes systématiques de leur entourage. On s’arrête la, parce que le nombre d’insultes qu’est capable de lancer le film à l’ensemble des geeks du monde est beaucoup trop élevé pour tous les énumérer, mais sachez qu’au moins il a reçu le Gérard (ces récompenses des plus mauvais films) du plus mauvais film en 2009 et qu’il s’est inscrit dans la mémoire collective des geeks, pour des raisons par franchement reluisantes…

 

Chuck Sherman

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Si vous avez vu American Pie, vous vous souvenez peut-être de Chuck Sherman, connaissance des héros du film, fan de science-fiction et geek sur les bords ? Il méritait sans conteste de figurer dans notre compilation : Faisant sans cesse référence à lui à la troisième personne, se surnommant lui-même le « Sherminator » et profondément obsédé par la drague, on ne peut le voir à l’écran sans ressentir un certain malaise face à l’unique geek du film, d’autant plus qu’il ne cesse de lui arriver des misères, jusqu’à se faire humilier et s’uriner dessus en plein bal de promo ! Il finira néanmoins par coucher avec une jolie étudiante russe, ce qui rattrape un peu le coup, on suppose.

 

Andy Stitzer

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Plus léger à présent, on vous présente Andy Stitzer, incarné par Steve Carell et issu du film 40 ans, toujours puceau. Andy est sympathique, fan de jeux vidéo, travaille dans un magasin, a de bons amis. Où est le problème ? Il a 40 ans et est toujours vierge, comme vous l’aurez deviné, sans doute à cause de cette paralysie de la langue qui semble toucher tous les geeks du cinéma en présence d’une femme ! Si on est toujours dans le cliché du geek timide, le film réalisé par Judd Apatow est néanmoins drôle et ne vous fera pas contorsionner de colère dans votre siège, on se prend même à compatir au sort de ce pauvre Andy

 

Le gamer obèse d’Ultimate Game

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On termine par peut-être le pire de tous : le gamer obèse du film Ultimate Game avec Gerard Butler. Ne faisant qu’une petite apparition dans le film, il n’en est pas moins marquant par le mépris assumé qu’il transmet sur les geeks : obèse au point de se déplacer dans une chaise roulante motorisée, passant le plus clair de son temps enfermé seul chez lui, dans le noir, à jouer à des jeux vidéo, doté d’habitudes alimentaires répugnantes, et surtout, pervers sadique au premier degré, ce personnage est révulsant. Si c’est ainsi que les producteurs et les scénaristes voient les geeks, ils sont à des milliers de kilomètres de la réalité…

 

Comme on a pu le voir, le personnage du geek est très utilisé au cinéma, et pas toujours de manière glorieuse. S’il se contente généralement d’être un élément comique de l’histoire, il est parfois une caricature de lui-même, véhiculant ainsi un mépris affiché et des clichés insultants pour les geeks que nous sommes dans la vie réelle. On espère toutefois que cette petite compilation vous aura vacciné à jamais et que vous ne serez plus jamais offensé par ces stéréotypes éculés. Et vous, pensez-vous que le geek devient plus cool au cinéma, ou qu’au contraire il s’enfonce dans le stéréotype ?

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L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée

— Léon Blum