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Retour aux origines de King of Fighter, cette licence culte devenue la plus populaire du studio SNK

The King of Fighters est sans aucun doute la franchise la plus populaire et la plus importante de l’histoire du studio SNK. Déjà à la sortie du premier épisode en 1994, le jeu est la somme d’années d’expertise. Après plus de vingt ans de vie, la série conserve toujours son aura particulière de jeu de combat pour hardcore gamers. Comme certains conseillent de jouer à Counter-Strike pour devenir meilleur aux FPS, il faut jouer à King of Fighters pour devenir meilleur aux jeux de combat.

 

Avec une histoire aussi impressionnante que celle de King of Fighters, il peut être difficile de s’y retrouver si on ne connaît pas bien la franchise. Si aucun épisode ne dépasse le culte qu’est voué à KOF ’98, le premier jeu a le mérite de poser les bases de ce qui va devenir les piliers de la série. À l’époque de la Neo Geo, SNK se creusait déjà la tête depuis longtemps pour enfin développer le jeu qui les hisserait sur le devant de la scène. Fatal Fury et Art of Fighting avaient tous deux leurs charmes et leurs innovations, mais même l’excellent Samurai Shodown n’a pas suffi à SNK pour se faire une grosse part du gâteau de l’industrie japonaise.

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Avec KOF, ils décident de tabler sur l’originalité en proposant un jeu de combat où le joueur sélectionne non pas un combattant, mais trois qui devront se battre les uns après les autres. Lorsque le premier tombe KO, le second prend sa place et ainsi de suite. Cela implique que le jeu nous propose énormément plus de personnages que ses concurrents de l’époque. Bien entendu, en plus de vingt ans, les autres épisodes ont changé énormément de choses et on su améliorer les différentes mécaniques de jeu, mais le fait d’avoir un large éventail de personnages avec des styles très différents est la marque de fabrique de la série.

Là où ça devient marrant pour les fans de la première heure de SNK, c’est que beaucoup de ces personnages sont issus d’autres univers du studio, comme Ryo Sakazaki, le héros de Art of Fighting et plus tard Fiolina de Metal Slug. Bien entendu, les plus mémorables seront les personnages créés pour le jeu, en commençant par le duo de rivaux : Kyo et Iori. Le premier manipule les flammes et est le héros de la série, descendant de la grande famille de guerriers portant le nom de Kusanagi. Le second vient de la famille Yagami et en lui sommeille un pouvoir dévastateur qu’il ne peut parfois pas contrôler, le transformant en un fou furieux qu’il vaut mieux éviter si vous voulez garder l’intégralité de votre corps.

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Le système de combat est intéressant à plein de niveaux, mais l’une des mécaniques les plus marquantes reste le concept des dégâts à valeurs variables. C’est-à-dire que même si un coup de base fera les mêmes dégâts, plus votre personnage bloque des attaques ennemies, plus une jauge se remplit. Lorsque cette dernière est pleine, vos coups sont automatiquement beaucoup plus forts pendant un court laps de temps. Vous pouvez aussi maintenir deux boutons (poing et pied faible) pour charger la barre et tout utiliser d’un coup en une seule attaque qui remplace les furies des autres jeux de combat. Une jauge qui se remplit pour débloquer une grande attaque et augmenter la puissance des coups, ce n’est peut-être plus impressionnant à notre époque, mais sans KOF, on n’en serait peut-être pas là !

Beaucoup de joueurs américains et européens ont pu découvrir les joies des jeux de combat avec plusieurs personnages avec des jeux comme Marvel vs. Capcom, mais KOF était le premier à proposer ce concept révolutionnaire. Au-delà de s’attacher à plusieurs personnages au lieu d’un, le joueur se sent encore plus impliqué dans le combat. Alors que l’on se bat avec le premier, on peut remarquer les deux autres personnages dans le fond, réagissant avec des grimaces et des encouragements à ce qui se passe dans le match. Pour pousser la chose plus loin, l’un de vos coéquipiers peut même intervenir subitement pour vous délivrer d’une chope ! Tant d’idées géniales qui ont fait de KOF ’94 le premier d’une longue série de jeux cultes.

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À le regarder aujourd’hui, il est certain que King of Fighters ’94 fait bien son âge et les joueurs préféreront toujours jouer sur les versions plus récentes de la série ou rester sur l’éternelle version ’98. Il est cependant toujours bon de se souvenir de l’importance des premiers épisodes ayant lancé une licence puisque c’est là que l’on trouve toutes les idées novatrices que les fans ont adorées depuis des décennies. Si le studio SNK n’est plus que l’ombre de ce qu’il était à l’époque à travers SNK Playmore, King of Fighters a marqué l’histoire du jeu vidéo à jamais.

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