La viande : cet énorme mensonge de l’industrie agroalimentaire

La viande : cet énorme mensonge de l’industrie agroalimentaire

50 kilos de viande de bœuf sont consommés chaque seconde en France ! Mais le côté carnivore de l’Homme semble s’éteindre peu à peu, en enregistrant une baisse de la consommation de plus de 10 % en moins de 10 ans. En cause ? Certaines alertes médiatiques concernant les méfaits de la viande sur l’organisme, mais aussi, sur ses risques cancérogènes. « L’Homme est carnivore », « Les protéines animales sont essentielles à l’organisme humain », « les régimes alimentaires sans viande occasionnent des carences », etc. Ces idées reçues sont-elles toutes vraies ? Le Daily Geek Show a mené des recherches sur le sujet et fait le point pour vous.

Un peu d’histoire

« Les Hommes mangent de la viande depuis toujours », cette affirmation semble véridique pour la plupart d’entre nous. Mais en a-t-il seulement toujours été ainsi ? Il convient de mettre la lumière sur ce que l’on pense encore être une vérité absolue. Si l’on en croit nos livres d’histoire, l’Homme descend du singe. Or les singes sont herbivores puisqu’ils ne consomment que des feuilles et des fruits. Il semblerait que l’évolution du sujet singe en humain, ait également engendré des modifications dans son alimentation. Mais certains avancent qu’il pourrait plutôt s’agir de l’inverse :  la modification de l’alimentation a généré cette évolution. En effet, en se « modifiant », l’Homme est devenu un mammifère omnivore. D’après une étude menée sur les habitudes alimentaires de l’Homme de Tautavel, de nombreuses révélations ont pu être faites.

LES HOMMES PRÉHISTORIQUES ÉTAIENT CANNIBALES

Il se trouve qu’il se nourrissait essentiellement d’aliments sauvages qu’il prélevait directement à la source, c’est-à-dire, dans la nature. Il se contentait de ramasser des fruits et des légumes, puis d’attraper de temps en temps, insectes et petits mammifères végétariens, beaucoup moins dangereux que les carnivores. Cette même étude relève un fait incroyable : nos ancêtres étaient aussi anthropophages, c’est-à-dire : cannibales… ! Plusieurs sources viennent corroborer cette découverte, pourtant difficile à accepter. Cette pratique a perduré après la fin du Néolithique, bien que l’apport nutritif de la viande humaine soit bien moins conséquent que celui de la viande animale.

Plus tard, dans l’Antiquité, la viande fait toujours partie intégrante du régime alimentaire humain, mais les céréales sont consommées en grandes quantités, toujours assorties de légumes et de fruits. En Grèce, un régime spécifique à base de viandes était accordé aux sportifs selon Pausanias. Cela dit, l’élevage a joué un grand rôle à cet apport carné, puisque les vaches, les cochons, les lapins, etc. étaient domestiqués pour ensuite être consommés. Les fermiers avaient donc des ressources qu’ils vendaient sur les marchés ou directement aux classes sociales plus aisées, bien que celles-ci disposaient également de leur propre élevage au sein de leur propriété. Ainsi, même les plus pauvres pouvaient avoir accès à la viande. Hippocrate a cependant fait un lien important entre l’alimentation et la santé : « Que l’alimentation soit ton premier médicament ». Plus tard, le médecin et physiologiste français Claude Bernard s’est appuyé sur les écrits d’Hippocrate, afin de vanter les bienfaits d’un régime végétarien, d’après lui nécessaire pour maintenir l’équilibre entre les 4 éléments et l’Homme.

HIPPOCRATE PENSAIT DÉJÀ QU’IL FALLAIT RÉDUIRE LA CONSOMMATION DE VIANDES POUR LE BIEN DE LA PLANÈTE

Dès le XIXe siècle, les progrès technologiques ont engendré de nouvelles techniques d’élevage, puis le transport des viandes sur des distances bien plus importantes. L’abondance de celle-ci a conduit à une surconsommation. Et les méthodes d’élevage sont devenues beaucoup moins saines, tant pour le bien-être de l’animal que pour la planète. Les bêtes plus stressées et conditionnées à produire pour rassasier l’Homme, ne fournissent plus une viande aussi saine et nutritive que celle que nos ancêtres ont connu. Celle-ci est la plupart du temps chargée d’antibiotiques, OGM, et autres substances nocives pour l’Homme. C’est pour cela qu’aujourd’hui, une bonne partie de la viande que nous consommons a été classée comme étant un aliment à fort potentiel cancérogène par l’OMS. Ces éléments ont donc conduit à une prise de conscience de la part des Français, qui de plus en plus nombreux, ont décidé de réduire, voire de stopper leur consommation carnée.

La viande d’aujourd’hui n’est plus aussi saine et nutritive qu’autrefois

Depuis toujours, il a existé des personnes adeptes d’un régime alimentaire sans viande, certains plus connus que d’autres. Pythagore a par exemple été considéré comme le père du végétarisme, le premier qualificatif pour les personnes ayant supprimé la viande de leur alimentation a été « Pytharoriciens ». Mais ce n’est pas le seul : Léonard de Vinci, Benjamin Franklin, Gandhi, Einstein, Voltaire, Lamartine, Marguerite Yourcenar… font aussi partie de la liste.

En résumé : L’Homme a bel et bien toujours suivi un régime alimentaire omnivore, mais seulement lorsqu’il arrivait à attraper du gibier. La chasse n’était pas toujours fructueuse et il arrivait que nos ancêtres passent plusieurs semaines sans consommation de nourriture animale. Autrement dit, avant l’apparition de l’élevage intensif, l’Homme a plus ou moins été flexitarien (adaptation des menus en fonction de ce qu’il pouvait avoir à manger).

Le régime alimentaire sans viande

Depuis 10 ans, la consommation de viandes chute, mais paradoxalement, la production augmente depuis 4 ans… Ce n’est qu’en 2016 que la consommation repart à la positive avec une augmentation de 0.9%. Entre la France et la viande, il semblerait que ce soit un amour plutôt vache… Quoi qu’il en soit, certains Français ont décidé de réduire leur consommation et certains ont même été jusqu’à évincer la viande de leur assiette.

 

Il existe trois facteurs à cela :

1. Le choix (ou la prise de conscience) : Celui-ci est né après l’annonce de plusieurs scandales sanitaires, mais aussi après plusieurs vidéos sur la condition des animaux dans les élevages, ainsi que dans les abattoirs. Le respect de l’animal n’est plus une priorité, comme cela a pu l’être. Cela se traduisait de diverses manières : à la Préhistoire par exemple, aucun gaspillage n’était réalisé sur une bête abattue. Chez les Indiens, un animal tué était loué et considéré comme une bénédiction.

Des porcelets dans un élevage du Finistère

Les Hommes ne chassaient que pour survivre et non pour surconsommer. Les animaux étaient libres et la loi de la nature faisait son travail comme l’indique la chaîne alimentaire. Voir les animaux souffrir, ressentir leur peur, les entendre hurler, etc. a fait réaliser à quel point la cruauté de l’humain pouvait être démesurée.

L’ANIMAL N’EST PLUS RESPECTÉ

La façon la plus radicale de montrer son mécontentement face à cela et de protester, chacun à sa hauteur, est donc de limiter ou stopper sa consommation carnée. L’association L214 étique et animaux a réalisé une brochure intitulée 1001 raisons de végétaliser votre alimentation et donne les raisons qui, selon eux, sont les plus importantes pour revoir son alimentation. En outre, la vidéo suivante vous explique l’impact de la production de la viande sur notre planète. Cette double prise de conscience est un déclencheur important dans la réorganisation de son alimentation.

2. La nécessité : Elle vient du fait que le prix de la viande reste assez élevé. Le pouvoir d’achat des Français baisse et cela conduit donc les foyers à revoir leur mode alimentaire. Les plats préparés ou transformés coûtent souvent moins cher qu’un morceau de viande chez le boucher. C’est pourquoi faute de temps, de moyens et parfois de connaissances, nombre de Français se tournent vers des plats déjà tout prêts contenant de vagues morceaux ou des « traces » de viande.

3. Une question de goûts : Certaines personnes ne tolèrent ni le goût ni la texture de la viande et, par conséquent, préfèrent ne pas en consommer.

Bien sûr cette liste est non exhaustive puisqu’il existe également des raisons religieuses comme dans le bouddhisme, le shintoïsme ou dans le courant « rastafari » pour ne citer que ceux-ci, où la consommation de viande va à l’encontre des croyances instruites. C’est ainsi que sont nés les deux principaux régimes alimentaires sans viande : le végétarisme et le végétalisme (ou véganisme). Il existe d’autres sortes de régimes alimentaires sans viande comme le crudivorisme, qui consiste à ne manger que des fruits et légumes crus, etc.

Quelles sont les particularités des principaux régimes alimentaires sans viande ?

– Le végétarisme permet la consommation de céréales, de fruits, légumes, légumineuses. Dans cette famille, il existe aussi les lacto-ovo-végétariens qui intègrent les œufs et les produits laitiers dans leur alimentation, ainsi que les pesco-végétariens qui eux, ajoutent également les poissons et les crustacés.

VÉGÉTARIEN OU VÉGÉTALIEN, CES DEUX RÉGIMES ALIMENTAIRES SONT TRÈS DIFFÉRENTS

– Un végétalien ne consommera que des fruits, des légumes et des céréales, mais ne consommera aucune alimentation animale (œufs, poissons, crustacés, etc.), ni même des aliments produits par des animaux comme le lait, de miel, de fromages, de crème ou de beurre. En outre, ce type de régime alimentaire est très engagé puisqu’il impose également dans le cadre du « végétalisme intégral » de ne pas utiliser de produits issus ou testés sur les animaux, de ne pas porter de laine, de cuir ou de fourrure, etc. Ce mode de vie est aujourd’hui plus connu sous le nom de « véganisme ». Il reste malgré tout pointé du doigt, car une grande partie des fruits et légumes nécessite l’intervention des abeilles pour exister, bien qu’étant consommés par les végétaliens.

Une assiette végane

Quels sont les avantages et les inconvénients d’un régime alimentaire sans viande ?

Il existe à peu près autant d’avantages que d’inconvénients au fait de ne plus consommer de viande. Mais certains pèsent plus lourd dans la balance. Au titre de la santé individuelle, si le régime est maîtrisé, les bienfaits sont multiples. Devenir végétarien ou végétalien impose inévitablement de faire preuve d’intuition, d’aventure culinaire et surtout, de retrouver le chemin de la préparation de petits plats. De nombreuses combinaisons existent pour réaliser des plats complets, nutritifs et consistants.

Les légumineuses apporteront de la teneur à un repas, ainsi que les fibres et les protéines nécessaires. De même, les légumes sont nécessaires pour l’apport en vitamines et en fibres. Les fruits apportent aussi leur lot de vitamines ainsi que des antioxydants, tandis que les poissons seront utiles pour les oméga 3, 6 et 9, bien que les avocats contiennent aussi ces acides gras, tout comme l’huile d’olive et les oléagineux, très utiles aux végétaliens. Ce guide est intéressant pour s’y retrouver.

« SI L’ON VEUT CONSOMMER DE LA VIANDE, IL FAUT QU’ELLE SOIT D’UNE QUALITÉ EXTRÊME ». Babsie Steger

Attention toutefois, la grande erreur des novices en végétarisme reste la non-connaissance des apports nutritifs des aliments. Cela conduit à des plats non équilibrés, qui finiront soit par faire maigrir, soit au contraire, faire grossir. Il se peut également que les non-initiés puissent souffrir de carences en vitamines, en zinc, en fer et en calcium. En règle générale, il n’est pas complexe de préparer des repas sans viande, il suffit de quelques bases et savoirs rudimentaires.

Babsie Steger est une spécialiste en nutrition. Son avis sur la question est très clair : le régime sans viande diminue le risque cardiovasculaire, le diabète et le cancer du côlon. Il est également bon pour la ligne. Mais les déficits nutritionnels en vitamine B12, fer ou zinc sont très fréquents chez les végétariens. Le problème aujourd’hui, c’est la qualité de la viande. En effet, il faudrait que nous nous alimentions seulement avec des animaux ayant été nourris à l’herbe et au foin, et non pas aux blés et maïs. C’est cette nourriture et les mauvais traitements qu’ils reçoivent (hormones, etc.), qui nous font grossir et qui sont toxiques pour notre santé.

Un régime sans viande permet de réduire certains risques sanitaires

Pour résumer, un régime végétarien permet de réduire le risque de contracter certaines maladies en prévenant les déficiences cardiaques, en maintenant le taux de cholestérol à la normale et en permettant de conserver un IMC raisonnable. D’autres avantages sanitaires sont allégués à ce type de régime alimentaire comme la réduction du risque de diabète et la réduction du risque de contraction de certains cancers. Bien maîtrisé, il permet aussi de stabiliser le poids des sujets, car les fibres permettent de ressentir un sentiment de satiété important. D’autre part, les risques d’hypertension et d’ostéoporose sont également réduits.

Hormis la santé, le fait de ne plus acheter de viande permet une réelle économie sur le panier moyen mensuel. Quoi qu’il en soit, pour produire des repas sans viande complets, équilibrés et variés. Il faut tout de même miser sur des produits de qualité et de saison. Cela implique donc de devoir parfois mettre le prix nécessaire. Mais des astuces existent pour alléger la note.

Comment pallier au manque de vitamines ?

Babsie Steger comprend le choix des végétariens et le respecte. Mais elle est très claire, pour éviter les carences,  » il est très important de consommer régulièrement des produits comme les algues, du shiitaké, du tempeh (tofu fermenté), des oléagineux, etc. Ces aliments permettent de ne pas avoir des carences en vitamines B12, fer et zinc. Les dernières études ont démontré que certaines carences peuvent conduire jusqu’à la dépression. Les végétariens doivent être vigilants, certes ils risquent moins au niveau du système cardiovasculaire, mais le manque de certains nutriments peut être néfaste pour leur bien-être« .

La consommation d’oléagineux, de graines et de diverses farines ou céréales anciennes contribue également à un bon équilibre alimentaire. Afin de mieux se nourrir, il convient de mieux consommer. C’est pour cette raison que de nombreux végétariens et végétaliens optent pour des produits biologiques, afin d’éviter la consommation d’OGM et pesticides, dont les légumes, les fruits, ainsi que les céréales, sont directement exposés. Cela correspond à la protection de l’environnement puisque les polluants et divers produits chimiques ne sont pas tolérés. Il faut savoir que la production animale nécessite plus d’eau que la culture de légumineuses. De même la pollution générée par l’élevage massif, entraîne une prolifération d’algues vertes, une hausse des émissions d’ammoniaque dans l’air et l’eau (pluies acides) et les excréments des bestiaux polluent également le sol et les nappes phréatiques.

Cela dit, les végétariens ont longtemps été pointés du doigt pour leur choix de consommation. Dans certains cas, un isolement social a même pu être constaté chez certains sujets qui refusaient les invitations chez des proches ou même la famille, car les menus proposés n’étaient pas adaptés au régime alimentaire de ces personnes. Cela dit, la tendance change puisque depuis peu, il existe de nombreux restaurants végétariens ou véganes et l’ouverture d’esprit sur le sujet permet à tout un chacun de trouver sa place au sein d’un groupe social. Au Canada, par exemple, il y a aujourd’hui 5 fois plus de restaurants végétariens qu’il y a 10 ans. La France traîne encore des pieds mais commence à s’ouvrir largement à ce type de régime alimentaire.

Les régimes sans viande sont-ils adaptés à tous ?

Pour l’heure 2 à 3 % de la population française serait végétarienne (incluant toutes les formes de ce régime alimentaire).

D’après Babsie Steger, en prenant la décision de changer de régime alimentaire, les gens se rendent rapidement compte si celui-ci leur convient ou pas. Mais, notre habitude d’être pris en charge complètement, peut également nous aveugler au point de nous remettre entièrement aux décisions et avis des spécialistes, le tout en occultant les signes d’alerte que notre corps nous lance.

« IL EST TRÈS IMPORTANT D’APPRENDRE A ÉCOUTER SON CORPS ». BABSIE STEGER

Toute personne, quel que soit son âge peut retirer la viande de son alimentation, mais attention, cela nécessite malgré tout quelques précautions au préalable. En effet, un enfant possède un cycle de croissance à respecter, nécessitant des apports en vitamines et nutriments nécessaires pour qu’il grandisse bien. Ainsi, il conviendra de toujours diversifier les repas et de veiller à ce que chaque portion ait un apport suffisant, tant en calories, qu’en vitamines, minéraux et autres nutriments. Toutefois, il est bon d’éviter un régime alimentaire trop strict s’il n’est pas maîtrisé à 100 %. Le végétalisme par exemple doit être abordé avec la plus grande précaution, même si rien ne contre-indique cette pratique dans l’absolu. Il en va de même pour les femmes enceintes ! 

Les conseils de Babsie Steger pour les végétariens ou ceux qui veulent le devenir

Babsie Steger, nutritionniste

 » Il faut se renseigner : le savoir est la clé. En effet, en connaissant les carences qui peuvent se présenter, toute personne sera à même de les contrebalancer. Ainsi on évite des grosses fatigues et changements d’humeurs. Les carences alimentaires nous font prendre du poids parce que notre organisme cherche à combler le manque de vitamines et minéraux et cela peut donner des véritables fringales ! Une de mes clientes a perdu 6 kg en 3 mois, juste parce qu’elle était très carencée en zinc. C’est aussi pour cette raison qu’elle avait toujours faim. Nous avons constaté cela et depuis tout est rentré dans l’ordre. D’une manière générale, et cela à été démontré dans des nombreuses études, l’alimentation biologique contient plus de nutriments car les sols, comme les plantes sont moins soumis aux produits chimiques, pesticides, etc.  »

« IL FAUT A TOUT PRIX PRIVILÉGIER UNE ALIMENTATION LOCALE ET SI POSSIBLE BIOLOGIQUE. »

Une légende urbaine consiste aussi à croire qu’un sportif par exemple ne peut pas être végétarien, car il sera inévitablement en manque de protéines. Mais il est important de rappeler que celles-ci se retrouvent en quantités suffisantes dans les fromages blancs, les œufs, les légumineuses, le soja sous toutes ses formes, les fruits à coques (noix…), différentes graines (chia par exemple) et autres céréales. En combinant les protéines végétales, il est possible d’obtenir un apport similaire, voire supérieur aux protéines animales. Par exemple, les végétariens consomment du riz avec des légumineuses (pois chiches, haricots rouges, lentilles…).

 

Pour conclure

L’Homme mange de la viande depuis presque toujours. Il est malgré tout bon de noter que ses propriétés nutritionnelles se sont largement amoindri avec l’élevage intensif et la surconsommation. Cela entraîne même des maladies graves si la viande est consommée en grande quantité et à tous les repas. Une alimentation sans viande n’est pas dangereuse pour la santé si elle est bien maîtrisée. Elle convient également à tout le monde. L’idéal est donc d’écouter ses besoins, ses envies et ses goûts et de ne pas sombrer dans la frustration. Non, manger de la viande n’est pas un crime si la consommation est intelligente. D’un autre côté, ne plus en consommer n’est pas non plus une maladie, mais découle d’un choix, un besoin ou une nécessité.

Comme dans tous les domaines (religieux, politique, amical, amoureux…), la tolérance et le respect restent les meilleures cartes à jouer pour accepter les choix alimentaires des uns comme des autres. Afin de préserver sa santé, il ne faut pas sombrer dans les excès et rester raisonnable. Une consommation carnée 3 à 4 fois par semaine sera bénéfique pour la planète, les animaux, la santé et le porte-monnaie. Ne plus consommer de viande en revanche doit être le fruit d’un choix réfléchi, progressif et intelligent. Cela dit, il est rare que les personnes ayant arrêté de consommer de la viande reviennent à un régime omnivore par la suite

Accompagnez-nous sur les réseaux sociaux