Les astrophysiciens pensent que l’Univers n’a pas de commencement. Le chercheur Bruno Bento tente de démontrer cette théorie. D’ailleurs, cette hypothèse remet-elle en cause ce que nous imaginons de l’évolution de l’Univers ?

L’Univers avant le « Big Bang »

Plusieurs scientifiques sont persuadés que le Big Bang ne serait pas le début de l’Univers, mais serait tout simplement un évènement de plus dans la galaxie qui a toujours existé. Les cosmologistes ont donc récemment présenté deux différentes théories sur le sujet qui sont : le modèle pré-Big Bang et le modèle ekpyrotique, cette démarche permettant de décrire l’Univers avant le Big Bang. En revanche, ils ont toujours découvert qu’au commencement, l’Univers était concentré en une région si minuscule que même les lois de la physique quantique auraient pu s’appliquer, de ce fait, cette théorie a été écartée du phénomène du Big Bang.

La volonté des scientifiques de prouver ce qui a pu se passer avant l’origine de l’Univers a pris le dessus sur ce sujet. C’est pourquoi ils essaient de remonter jusqu’au « commencement », car si l’Univers pouvait naître, il a donc dû exister bien avant pour trouver racine. D’ailleurs, cette question était déjà l’objet d’un débat datant de bien avant notre époque. Saint Augustin affirmait : « Dieu existe en dehors de l’espace et du temps et il est capable de les créer comme il a forgé les autres aspects du monde. Que faisait Dieu avant de créer le monde ? »

— instruct9r / Shutterstock.com

Cette affirmation met certains scientifiques dans le doute car le temps lui-même fait partie de la création divine et si la théorie du commencement est mise en avant, alors comment le prouver ?

L’influence de la matière

A en croire certains cosmologistes, l’espace et le temps ne sont pas rigides mais plutôt déformés par les matières car dans un espace-temps différent, l’espace se courbe et s’étend. Au cours de ce processus, il emporte avec lui de la matière. D’ailleurs, vers les années 1920, Edwin Hubble confirma que notre Univers est en expansion et que les galaxies s’éloignent les unes des autres. Il a aussi démontré que ce phénomène ne peut s’étendre indéfiniment, car elles se rejoignent en un point infinitésimal, que l’on traduit par « la singularité ». En revanche, cette affirmation n’est pas compatible avec la théorie selon laquelle l’Univers apparait homogène.

L’observation de l’Univers antérieur

Les scientifiques ont donc laissé les lois des mathématiques pour se concentrer sur les scénarios pré-Big Bang et ekpyrotique, car d’après eux, même si les deux phénomènes partagent des traits communs, ils démontrent différents scénarios de commencement de l’Univers. Pour la phase de pré-Big Bang, la matière est faible et le dilaton gagne progressivement en intensité. Tandis que dans le scénario ekpyrotique, la collision se produit lorsque l’intensité des forces est faible. D’ailleurs, ces deux modèles évoquent davantage les forces métaphysiques sans qui elles ne donnent lieu à aucune collision homogène.

Certaines conséquences de cette époque antérieure du Big Bang sont visibles, telles que les fluctuations sans la température ou la polarisation du rayonnement du fond cosmologique. D’ailleurs, les fluctuations de température sont désignées comme marque acoustique qui se propage dans le temps durant les 380 000 années précédentes et cela prouve que ses ondes ont été émises au même moment par des fluctuations quantiques amplifiées lors de la phase d’expansion accélérée.

Le déroulement du « commencement »

Les deux modèles montrent une répartition angulaire spécifique des fluctuations et on peut observer leurs amplitudes ainsi que leurs grandeurs constantes. Tandis que sur une autre échelle, on peut voir des pics en modèle inflationniste où durant ce phénomène la courbure de l’espace-temps change lentement, cela cause donc la création de fluctuations de différentes tailles. De ce fait, la courbure de l’espace-temps évolue très vite, ce qui accélère l’amplitude des fluctuations. Cependant, d’autres processus compensent ce phénomène tels que la contraction des branes produite par la variation de l’échelle des fluctuations.

Et si l’Univers continue de se créer ?

Les scénarios montrent que des ondes gravitationnelles ont contribué aux fluctuations de la température et que certaines ondes auraient laissé une signature dans le fond cosmologique, D’ailleurs, le satellite Planck de l’agence spatiale européenne affirme avoir décelé une de ces signatures.

Par ailleurs, l’analyse du fond cosmologique n’est pas le seul moyen pour tester ces théories. Les scientifiques montrent que grâce au détecteur d’ondes gravitationnelles ils peuvent prédire l’intensité de certaines fluctuations dans la galaxie, l’un de ces appareils serait « VIRGO ».

— Andrea Danti / Shutterstock.com

Cependant, cette théorie implique l’existence des dilatons dans l’espace-temps et des fluctuations magnétiques à grande échelle. Les théoriciens montrent donc qu’il est possible de découvrir ces vestiges de fluctuations dans les champs galactiques pour déterminer à quel moment l’Univers s’est créé et avancer la théorie selon laquelle le commencement de la galaxie se répète lorsque les matières arrivent à un état d’intensité voulu.

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Michel Séné
Michel Séné
7 mois

On peut lire des choses aberrantes dans cet article. Je n’en retiendrai que deux 🙂 « les forces métaphysiques » et « à quel moment l’univers s’est créé ». La métaphysique a été inventé par Aristote il y a 2500 ans. Il l’appelait « Philosophie première ». Dans ses écrits, elle venait après la physique, d’où… Lire la suite »

Yves BUISSON
Yves BUISSON
7 mois

Parmi les flous artistiques de cet article, notons « le commencement de la galaxie », au lieu sans doute du commencement de l’univers connu….