Dans les hôpitaux de France ou aux domiciles des personnes malades, les infirmiers et infirmières se démènent au quotidien pour nous soigner. Cependant, leurs conditions de travail sont déplorables et l’État semble les mettre de coté. Des conditions mises en avant sur Twitter avec un hashtag : « Infirmières oubliées ».


Le 20 novembre dernier, des milliers de blouses blanches ont manifesté dans les rues des grandes villes afin de faire entendre leurs voix. Libéraux comme salariés, les infirmières et infirmiers français criaient leur ras-de-bol et leur souffrance.

Si chaque jour, ils sont là pour soigner nos maux, ces héros le font sans compter leurs heures, dans des conditions difficiles et parfois au dépit même de leur propre santé. Une vie au service des autres qui n’est pas valorisée et que dévoile le hashtag #InfirmièresOubliées sur Twitter.


Au travers de ce compte, les infirmier-e-s racontent leur quotidien toujours plus complexe. Entre gardes interminables, dizaines de patients à gérer seul et manque de considération vis-à-vis de leurs frais, le travail d’infirmière se dégrade continuellement. Malgré cette difficulté à exercer, les blouses blanches font tout leur possible, luttant chaque jour contre le manque de budget, de temps et de personnel.

Cette dévotion, présente même quand ils sont en grève et réquisitionnés, rappelle les grèves menées par les infirmières en 1988. A l’époque, le personnel soignant manifestait déjà contre les mauvaises conditions de travail et pour réclamer une hausse des salaires.

Trente ans plus tard, le combat est le même mais les blouses blanches se battent également contre le plan Santé d’Agnès Buzyn, prévoyant la création de 4 000 postes au lieu de l’augmentation des salaires, et de la création de poste en maisons de retraites, dont manquent cruellement ces personnels soignants. Via Twitter, les infirmier-e-s expriment leur ras-le-bol et espèrent pouvoir changer les choses afin de continuer à prendre soin de notre santé quand nous aurons besoin d’eux.

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