Un puzzle en bois, découpé et imprimé sans changer de machine
La première pièce sortie du M2 n’était pas une plaque gravée : c’était un puzzle. Motif imprimé en couleur sur du contreplaqué, puis découpé pièce par pièce dans la foulée, sans déplacer la planche d’un millimètre entre les deux opérations. C’est exactement ce qu’aucune machine de cette gamme ne savait faire jusqu’ici il fallait une imprimante d’un côté, un graveur laser de l’autre, et un alignement à faire soi-même en croisant les doigts.
Le xTool M2 est un graveur-découpeur laser à diode en enceinte fermée, auquel la marque a greffé une tête d’impression jet d’encre CMJN. Les deux têtes se remplacent l’une l’autre par un système magnétique, et la machine gère l’enchaînement impression puis découpe sans intervention. La gamme démarre à 649 € en 10W nu et grimpe au-delà de 1 000 € dans la configuration 20W avec impression couleur, celle que nous avons utilisée.
Le verdict en une phrase : c’est la machine créative la plus aboutie que xTool ait sortie, d’une simplicité de mise en route rare sur ce type de matériel à condition d’accepter un consommable propriétaire cher et l’absence d’encre blanche, qui ferme la porte à tous les supports foncés.
Fiche technique complète
| Spec | Valeur |
| Type | Graveur et découpeur laser à diode en enceinte fermée, avec module d’impression jet d’encre couleur interchangeable |
| Laser diode | 10 W ou 20 W selon la version 20 W sur la machine testée |
| Spot laser | 0,06 × 0,08 mm en 20 W 0,04 × 0,06 mm en 10 W |
| Module infrarouge | 3 W en option, pour métaux nus et plastiques techniques non fourni, environ 499 € |
| Zone de travail laser diode | 426 × 320 mm |
| Zone de travail laser IR | 412 × 310 mm |
| Zone d’impression jet d’encre | 300 × 294 mm plus petite que la zone laser |
| Impression | Jet d’encre à base d’eau, CMJN avec noir dédié, 1200 × 1200 dpi |
| Cartouches | Environ 40 ml par jeu CMJN propriétaires, non rechargeables |
| Rendement annoncé | Jusqu’à 1 280 pages par couleur CMY et 1 080 pages en noir à 5 % de couverture, environ 800 pages en mode standard et 400 en haute précision |
| Vitesse maximale | 600 mm/s (contre 300 mm/s sur le M1 Ultra) |
| Précision de mouvement | 0,01 mm |
| Précision de positionnement caméra | Jusqu’à 0,2 mm |
| Autofocus | Oui, précision annoncée 0,1 mm |
| Découpe en une passe (20 W) | 10 mm de bois tendre 8 mm d’acrylique noir |
| Découpe en une passe (10 W) | 8 mm de bois tendre 3 mm d’acrylique noir |
| Gravure cylindrique | Objets de 0 à 100 mm de diamètre sans rehausseur, via sortie laser horizontale |
| Caméras | Panoramique 5 MP + caméra rapprochée 2 MP, aperçu temps réel et positionnement automatisé |
| Assistance d’air | Pompe intégrée en standard pas de port pour compresseur externe |
| Dimensions | 610 × 569 × 180 mm |
| Poids | 12,3 kg annoncés ⟦à peser : un testeur anglophone relève environ 10 kg⟧ |
| Alimentation | 100-240 V AC 50/60 Hz 200 W maximum |
| Connectivité | USB et Wi-Fi |
| Logiciel | xTool Studio bibliothèque de 1 300+ matériaux, 110 000 combinaisons de réglages testées, 5 000+ éléments graphiques, 1 500 polices, générateurs IA compatibilité LightBurn non confirmée |
| Sécurité laser | Classe 1, enceinte entièrement fermée, certification TÜV SÜD |
| Matériaux annoncés | Plus de 300 : papier, tissu, bois, cuir, acrylique, feutrine, liège, ardoise, métal avec module IR |
| Accessoire rotatif | RA3 Lite compatible via le kit adaptateur M2 environ 259 $ pour le rotatif |
| Prix relevés au 5 septembre 2026 | 649 € le M2 10W nu environ 666 à 749 € le kit 10W avec tête CMJN 20W avec tête CMJN : relevé jusqu’à 1 199 € chez les revendeurs français, à revérifier sur la boutique cartouche CMJN de 40 ml entre 90 et 99 € |
| Garantie | 12 mois constructeur retour sous 14 jours garantie de prix 60 jours (garantie légale de conformité de 2 ans en France) |
Deux chiffres méritent d’être lus ensemble avant d’aller plus loin, parce qu’ils conditionnent tout le reste. La zone laser fait 426 × 320 mm, la zone d’impression 300 × 294 mm. Sur un projet qui enchaîne impression et découpe ce qui est la raison d’être de cette machine c’est la plus petite des deux qui commande. Personne ne le dit clairement sur la fiche produit.



Design et ergonomie
Le carton est lourd sans être ingérable : 12,3 kg annoncés, l’équivalent de deux packs d’eau de six bouteilles. À deux mains, ça passe. Une fois posée, la machine occupe 61 × 57 cm sur le plan de travail, soit l’emprise au sol d’une grosse imprimante laser de bureau A3, pour seulement 18 cm de hauteur. Le capot ne se relève pas très haut, ce qui aide : elle peut vivre sous une étagère basse.
Le châssis est propre, la finition sérieuse, et le capot transparent teinté permet de suivre le travail sans lunettes — la certification Classe 1 vient de là. Rien ne dépasse, aucun câble volant, aucune vis apparente mal alignée.
Le vrai geste de cette machine, c’est le changement de tête. La tête laser se retire, la tête d’impression se pose, et l’aimantation fait le positionnement à votre place. Aucun outil, aucune vis, aucune calibration à relancer derrière. Sur le M1 Ultra, changer de mode relevait davantage de la manipulation ; ici, c’est une seconde et le logiciel a déjà détecté le module en place.
Le point d’ergonomie qui déçoit ne se voit pas au déballage : aucun nid d’abeille n’est fourni. Le plateau magnétique livré tient la pièce mais ne la surélève pas, ce qui veut dire que la découpe traversante marque le support en dessous et que le plateau lui-même se dégrade au fil des projets. Un nid d’abeille se trouve autour de 100 €, et il fait partie des achats à prévoir dès la première commande, pas six mois plus tard.

Usage au quotidien
Découpe de puzzles en contreplaqué : le test qui valide la précision
Le résultat est ce qu’on attendait de mieux : pièces qui s’emboîtent, traits de coupe réguliers, aucun décalage entre le motif imprimé et le contour découpé. C’est là que les deux caméras justifient leur présence le positionnement annoncé à 0,2 mm se vérifie à l’œil sur les zones de contact entre pièces voisines.
Un détail qui a son importance : Tom’s Hardware signale sur cette machine un défaut d’ordre de découpe sur les puzzles, le cadre extérieur étant traité avant les pièces internes ce qui libère l’ensemble et laisse les pièces se déplacer en cours de travail. Nous ne l’avons pas rencontré. Soit le firmware a évolué depuis leur test, soit la génération du fichier joue. Le point est signalé parce qu’il revient dans plusieurs retours anglophones, mais il ne s’est pas reproduit ici.
Boîtes de rangement : la découpe multi-pièces à assembler
Deuxième chantier : des boîtes de rangement pour fournitures, découpées à plat puis assemblées par encoches. C’est un test de tolérance plus que de puissance si le trait de coupe est irrégulier de quelques dixièmes, les encoches ne rentrent pas ou flottent.
Les assemblages sont sortis droits, sans ponçage préalable des chants. En 20 W, la découpe passe en une seule passe jusqu’à 10 mm de bois tendre, ce qui évite les repositionnements et les décalages qui vont avec c’est le principal apport de cette version face au 10W, limité à 8 mm.
Point de vigilance qui ne figure sur aucune fiche technique : la découpe traversante laisse un liseré brun sur le chant. Sur du bois clair et pour un objet fini, il faut prévoir un passage de papier de verre fin ou l’accepter comme un parti pris esthétique.



Impression sur transfert, puis découpe pour la presse à chaud
C’est l’usage que personne n’a documenté, et c’est peut-être le plus intéressant pour qui veut monter un petit atelier de personnalisation. Le M2 a servi à imprimer un visuel sur papier transfert, puis à en découper le contour, la pièce partant ensuite sur une presse à chaud HTVRONT A100 pour l’application textile.
Enchaînement propre : le fichier est traité en une opération, le contour suit le motif sans marge blanche parasite, et la pièce ressort prête à presser. Deux machines, un flux continu, aucun alignement manuel entre les deux.
La limite est structurelle et il faut la connaître avant d’acheter : l’encre est à base d’eau et il n’y a pas de blanc. Un visuel imprimé directement sur support foncé ne ressortira pas le blanc, c’est la couleur du support, pas une encre. Pour du textile sombre, il faut passer par un transfert à fond blanc, imprimé puis découpé, ce qui reste possible mais ajoute une étape et un consommable.
Impression couleur sur papier et sur bois
Sur papier, le rendu 1200 × 1200 dpi tient la comparaison avec une imprimante jet d’encre de bureau correcte, sans plus. On n’achète pas cette machine pour la qualité photo, on l’achète pour imprimer puis découper au même endroit.
Sur bois, c’est plus contrasté, et les tests anglophones sont unanimes sur ce point : sans apprêt, l’encre à l’eau diffuse dans les fibres et les contours perdent en netteté. Sur un bois dense et poncé fin, le résultat est nettement plus propre que sur du contreplaqué brut de sciage.
Prise en main, logiciel et bruit
Mise en route en quelques minutes : branchement, connexion Wi-Fi, détection automatique de la machine par xTool Studio, et le premier fichier part. Aucun réglage manuel de hauteur, aucune calibration laborieuse, aucun paramètre à deviner la bibliothèque de 1 300 matériaux propose des réglages testés qui fonctionnent tels quels. Pour quelqu’un qui a déjà installé un graveur laser ouvert, l’écart est saisissant.
xTool Studio demande malgré tout un temps d’adaptation sur la logique de calques et de chemins de découpe. Les fichiers PDF, notamment, imposent de recréer les tracés de coupe à la main. Rien de bloquant, mais les deux premières heures se passent autant dans l’interface que devant la machine.
Côté sonore, l’assistance d’air intégrée est le bruit dominant : c’est à peu près une hotte de cuisine en vitesse intermédiaire, en continu pendant toute la découpe. L’odeur de bois brûlé, elle, s’installe dans la pièce en quelques minutes et met bien plus longtemps à partir, il faut donc évacuer la fumée directement à l’exterieur ou grace à un purificateur d’air

Pour qui cette machine est-elle faite ?
Le bon choix, sans réserve : le créateur qui vend ou offre des objets personnalisés en petite série déco bois, jeux, papeterie, étiquettes, textile via transfert. Celui qui veut un enchaînement impression puis découpe sans alignement manuel, qui n’a pas la place pour deux machines, et qui préfère une bibliothèque de réglages prêts à l’emploi à des heures de tests de puissance. En 20 W avec la tête CMJN, il n’existe pas d’équivalent direct à ce tarif.
Compatible avec réserves : le maker déjà équipé d’un graveur laser ouvert. Le M2 apporte l’enceinte fermée, la Classe 1 et l’impression, mais il enlève des choses pas de mode lame ni de mode stylo, contrairement au M1 Ultra, et les accessoires magnétiques du M1 Ultra ne sont pas compatibles. La compatibilité LightBurn n’est pas confirmée : ceux qui travaillent hors écosystème constructeur doivent vérifier ce point avant de commander.
Le mauvais choix : qui cherche d’abord une imprimante. Sur la seule impression, une jet d’encre à 150 € fait aussi bien, sur une surface plus grande, avec des cartouches à 30 €. Mauvais choix également pour qui imprime majoritairement sur supports foncés : sans encre blanche, aucun réglage ne rattrapera un visuel imprimé sur du bois teinté sombre ou du textile noir.
Sécurité, normes et réglementation
Le M2 est certifié Classe 1 par le TÜV SÜD : l’enceinte fermée et le verrouillage du capot font que l’utilisateur n’est jamais exposé au faisceau en fonctionnement normal. Concrètement, cela veut dire pas de lunettes de protection obligatoires et un appareil utilisable dans une pièce de vie ce qui n’est pas le cas d’un graveur ouvert comme un D1 Pro, où la Classe 4 impose des protections et l’éloignement des tiers.
L’appareil relève du marquage CE au titre de la directive Basse Tension 2014/35/UE et de la directive Compatibilité Électromagnétique 2014/30/UE, avec le pictogramme DEEE pour la collecte séparée.
Trois précautions qui ne relèvent pas du laser mais de ce qu’on découpe. Ne jamais passer de PVC ni de vinyle contenant du chlore : la combustion libère du chlorure d’hydrogène, corrosif pour les voies respiratoires et pour la machine elle-même. Aérer largement ou installer un extracteur l’assistance d’air intégrée évacue les fumées de la zone de coupe, elle ne les évacue pas de la pièce. Et ne jamais laisser un cycle tourner sans surveillance : le risque d’inflammation d’une chute de bois reste réel, enceinte fermée ou non.
La garantie constructeur est de 12 mois, avec 14 jours de rétractation et une garantie de prix de 60 jours. En France, la garantie légale de conformité de 2 ans s’applique en plus, opposable au vendeur.



Points faibles assumés
Rédhibitoire selon l’usage l’absence d’encre blanche. Le système est CMJN, sans blanc. Tout ce qui est imprimé sur support foncé sort terne ou invisible, parce que le blanc du visuel, c’est le support lui-même. Pour du bois teinté, de l’ardoise ou du textile noir en direct, il faut renoncer ou passer par un transfert à fond blanc. C’est la limite la plus structurante de la machine et elle ne se contourne pas par un réglage.
Rédhibitoire pour certains le coût de l’encre. Cartouches propriétaires, non rechargeables, entre 90 et 99 € le jeu de 40 ml. Le rendement annoncé oscille selon les sources entre environ 800 impressions en mode standard et 400 en haute précision, à 5 % de couverture — un chiffre théorique très éloigné d’un visuel plein cadre. Sur une activité qui imprime tous les jours, c’est une ligne budgétaire à part entière, et il n’existe aucune alternative compatible.
Réel la zone d’impression plus petite que la zone laser. 300 × 294 mm contre 426 × 320 mm. Sur un projet impression puis découpe, le format utile est celui de l’impression, et il faut le savoir avant de dessiner. Rien ne l’indique clairement sur la fiche produit.
Réel l’absence de nid d’abeille dans la boîte. Sur une machine à ce tarif, livrer un plateau magnétique sans support alvéolé pour la découpe traversante est une économie mal placée. Le plateau fourni s’abîme, et l’accessoire coûte environ 100 € de plus.
Réel les fumées et l’odeur. L’assistance d’air est intégrée et fonctionne bien pour dégager la zone de coupe, mais elle ne remplace pas une extraction vers l’extérieur. Dans une pièce fermée, l’odeur de bois brûlé s’installe en quelques minutes et persiste. Un extracteur ou une fenêtre ouverte en permanence font partie du dispositif, pas de l’option.
Réel l’encre à base d’eau. Les pièces imprimées craignent l’humidité. Pour un objet destiné à être manipulé, posé dehors ou lavé, un vernis de protection est nécessaire étape supplémentaire que la communication produit passe sous silence.
Mineur les régimes d’air opposés entre impression et découpe. La découpe veut de l’air, l’impression n’en veut pas : le flux déplace les supports légers comme le papier. Le logiciel gère la bascule, mais sur des séries mixtes il faut y penser.
Mineur ce que le M2 perd face au M1 Ultra. Le mode lame et le mode stylo disparaissent, et les accessoires magnétiques du M1 Ultra ne se montent pas sur le M2. Qui vient de ce modèle rachète tout.
Mineur LightBurn non confirmé. Au lancement, la compatibilité avec le logiciel de référence du milieu n’était pas annoncée. xTool Studio est complet et suffit largement, mais l’enfermement dans un écosystème reste un point à peser.
Mineur la garantie de 12 mois. Courte pour une machine à plus de 1 000 € comportant des pièces mobiles, une pompe et une tête d’impression. La garantie légale française prend le relais.

FAQ
Le xTool M2 peut-il vraiment imprimer en couleur et découper au laser ?
Oui, avec deux têtes interchangeables par aimantation : une tête laser diode et une tête jet d’encre CMJN. La machine enchaîne l’impression puis la découpe sur la même pièce sans la déplacer, deux caméras assurant un positionnement annoncé jusqu’à 0,2 mm.
Quelle épaisseur le xTool M2 découpe-t-il en une seule passe ?
En version 20 W : 10 mm de bois tendre et 8 mm d’acrylique noir. En version 10 W : 8 mm de bois tendre et 3 mm d’acrylique noir. L’écart sur l’acrylique est le principal argument en faveur de la version 20 W.
Le xTool M2 peut-il imprimer sur du bois foncé ou du textile noir ?
Non, pas directement. Le système est CMJN sans encre blanche : le blanc d’un visuel correspond au support laissé nu. Sur support foncé, il faut passer par un papier transfert à fond blanc, imprimé puis découpé, avant application à la presse à chaud.
Combien coûte une cartouche d’encre pour le xTool M2 ?
Entre 90 et 99 € le jeu CMJN d’environ 40 ml, en cartouche propriétaire non rechargeable. Le rendement annoncé va d’environ 800 impressions en mode standard à 400 en haute précision, à 5 % de couverture un ordre de grandeur théorique, très inférieur sur des visuels pleins.
Faut-il un extracteur de fumée pour utiliser le xTool M2 chez soi ?
L’assistance d’air est intégrée et l’enceinte est fermée, ce qui suffit à travailler sans lunettes en Classe 1. Mais les fumées restent dans la pièce : une extraction vers l’extérieur ou une aération permanente est nécessaire dès qu’on découpe du bois régulièrement.
Quelle différence entre le xTool M2 et le M1 Ultra ?
Le M2 double la vitesse maximale (600 contre 300 mm/s), ajoute des caméras de positionnement, une impression CMJN avec noir dédié et l’assistance d’air en standard. Il abandonne en revanche les modes lame et stylo du M1 Ultra, dont les accessoires ne sont pas compatibles.
Verdict final
Performances réelles 4,5/5. Découpe régulière jusqu’à 10 mm de bois tendre en une passe, gravure nette avec de vrais dégradés, alignement impression-découpe qui tient ses 0,2 mm sur des pièces de puzzle. L’impression couleur, elle, reste au niveau d’une jet d’encre de bureau correcte, et le rendu sur bois brut sans apprêt est en dessous. Le demi-point part là.
Design et ergonomie 4,5/5. Enceinte fermée compacte, 18 cm de hauteur seulement, finition sérieuse, et surtout ce changement de tête magnétique qui prend une seconde et ne demande aucune recalibration. C’est le geste le mieux pensé de la machine. Le point retiré va au nid d’abeille absent de la boîte et au plateau magnétique qui s’use.
Rapport qualité/prix 3/5. C’est la note la plus basse et elle est assumée. La machine seule est bien placée : 649 € pour un laser fermé Classe 1 avec assistance d’air intégrée, c’est agressif. Mais l’addition monte vite tête CMJN, cartouches à 90-99 €, nid d’abeille à environ 100 €, module infrarouge à environ 499 €, rotatif en supplément. En configuration 20 W avec impression, on dépasse 1 000 €, et le consommable propriétaire sans alternative pèse sur toute la durée de vie.
Durabilité 3,5/5. Le châssis inspire confiance et xTool a un historique de suivi logiciel sérieux sur la gamme M. Trois réserves : la garantie de 12 mois est courte, la tête d’impression est une pièce d’usure sur laquelle on manque de recul à ce jour, et l’absence de compatibilité confirmée avec LightBurn enferme la machine dans un écosystème dont dépend sa longévité.
Facilité d’utilisation 5/5. Le point fort, sans discussion. Installation en quelques minutes, détection automatique, autofocus, aucune calibration de hauteur, une bibliothèque de 1 300 matériaux dont les réglages fonctionnent tels quels dès le premier fichier. Sur trois projets menés à la suite puzzles, boîtes de rangement, transferts textiles aucun réglage n’a demandé à être repris. C’est rare sur ce type de matériel et ça mérite la note pleine.
Note globale : 4,5/5.
Recommandé si vous fabriquez et personnalisez en petite série, que vous voulez un flux impression puis découpe en une opération, et que vous préférez une machine qui marche dès la sortie du carton à une machine que vous passerez trois week-ends à régler. C’est aussi le bon achat pour équiper un atelier partagé ou un usage familial : la Classe 1 permet de la faire tourner dans une pièce de vie, ce qu’aucun laser ouvert ne permet.
Déconseillé si vos supports sont majoritairement foncés l’absence d’encre blanche est un mur, pas un contournement. Déconseillé également si le volume d’impression est votre usage principal : le coût au millilitre d’encre rend l’équation intenable face à une imprimante classique. Et si vous travaillez déjà sous LightBurn avec vos propres bibliothèques de réglages, vérifiez la compatibilité avant de commander.
xTool progresse vite, et ce M2 le montre bien : entre le M1 testé ici il y a deux ans et cette machine, l’écart ne tient pas à un chiffre de puissance mais à tout ce qui a disparu du parcours utilisateur les calibrations, les tests de réglages, l’alignement manuel entre deux opérations. On espérait plus de générosité sur les consommables et sur ce qui est fourni dans la boîte. Sur le reste, c’est la machine créative la plus aboutie de la marque à ce jour.
Par Antoine - Daily Geek Show, le
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