Le stress est coupable de l’augmentation de bien des maux ces dernières décennies, il fait partie de notre lot quotidien sans pourtant qu’on puisse en échapper. Que ce soit une maladie cardio-vasculaire, l’obésité, la dépression, le diabète ou encore la stérilité, le stress peut être un facteur prédisposant, favorisant ou déclenchant une de ces pathologies.

Vieux comme le monde, le stress est indissociable à la vie de l’homme. À l’origine, le stress est un mécanisme de défense innée de notre organisme. C’est une réaction naturelle que notre système nerveux nous impose lorsqu’on est dans l’obligation de s’adapter à des situations nouvelles dans notre environnement, afin de maintenir notre équilibre interne. Jadis, le stress servait d’alarme à nos ancêtres Homo sapiens lors de la perception d’un danger. Ils pouvaient réagir efficacement et rapidement face aux animaux féroces ou intempéries de la vie.

LE STRESS EST UN HÉRITAGE DE NOS AÏEUX

Notre système de réponse au stress est resté comme au temps des mammouths. Notre cerveau perçoit toutes les situations stressantes comme un danger de mort auquel il doit impérativement préparer le corps. Il ne fait pas la différence entre une rencontre avec un fauve sauvage et le fait d’être pris dans un embouteillage alors qu’on est pressé. Dans les deux cas, les mêmes hormones de stress sont sécrétées, ce qui donne les mêmes répercussions sur notre corps et notre cerveau.

 

Définition et explication du stress

Selon les scientifiques Schaufeli et Enzmann, « le stress est un état transitoire de désadaptation fonctionnelle, dont les symptômes psychiques, physiologiques et comportementaux manifestent une tentative d’adaptation non encore réussie et se manifestant à court ou moyen terme. Cet état transitoire, s’il ne se traduit pas par une reconquête d’un nouvel équilibre psychique, évolue vers le burn-out ». Le stress est dû à des facteurs qui menacent notre équilibre interne. Dès que nous sortons de notre zone de confort, notre organisme nous envoie des signaux pour nous réadapter à notre nouvel environnement ou, au contraire, d’en échapper.

JADIS, LE STRESS ÉTAIT VITAL ET BÉNÉFIQUE POUR NOTRE SURVIE

La vie de tous les jours requiert plusieurs efforts de notre part. Cela provoque des irrégularités dans l’activation des réponses au stress que notre métabolisme se doit de faire à chaque menace détectée. Les réponses au stress sont répétitives ou chroniques, délétères et surdimensionnées, ce qui met notre système d’adaptation en sur régime. Ce sont ces abondances qui nous épuisent et finissent par nous rendre malades.

 

Le processus de réponse au stress physiologique

Ce processus commence lorsque notre corps détecte la présence du facteur de stress. Nos sens envoient des signaux à notre cerveau, ainsi qu’aux réponses sympathiques et hormonales, œuvrant dans l’élimination, la réduction ou la gestion du stress. En d’autres termes, tout commence au niveau du système nerveux ; dès qu’un facteur de stress particulier est réalisé, des signaux concernant ce stimulus sont envoyés au cerveau. L’hypothalamus est alors alerté pour susciter le système nerveux autonome (SNA), qui est le responsable de la régulation inconsciente du rythme cardiaque et de la respiration.

LE CORTISOL ET L’ADRÉNALINE SONT LES DEUX HORMONES DE STRESS

Après l’alerte perçue par l’hypothalamus, ce dernier envoie un message chimique à la glande pituitaire. De là, un nouveau message chimique demandant la sécrétion du cortisol est envoyé du cerveau via notre sang, aux producteurs d’hormones du stress appelés glandes surrénales, situées au-dessus des reins. Les hormones de stress sont liées à des récepteurs afin de faire correctement leur travail. Une fois que le cortisol se fixe à ces récepteurs, il peut par la suite interagir avec d’autres cellules pour travailler.

 

Les deux types de réponses au stress

Pour répondre d’une manière efficace, le système nerveux autonome (SNA) est divisé en deux sous-systèmes : le système nerveux sympathique (SNP) et le système nerveux parasympathique (SNP). Contrôlant les sécrétions des glandes comme l’acide gastrique, les larmes, la salive et le mucus, le SNP est responsable de la conservation de l’énergie et de la défense de notre corps. À son opposé, le SNS est très actif lors d’une situation stressante. Face au stress, le SNS reçoit le neurotransmetteur noradrénaline pour qu’il augmente la force des muscles squelettiques et augmente la fréquence cardiaque. Cette réponse sympathique est accompagnée par la réponse hormonale qui se traduit par la libération de l’adrénaline et de la noradrénaline qui entraîne une réaction de « lutte ou de fuite ».

Wikimedia / Yohan Castel

LE MÉCANISME DE STRESS EST RÉVERSIBLE

Comme nous le savons, le système de stress est déclenché par l’interprétation d’un facteur de stress, mais qu’est-ce qui peut donc l’arrêter ? La réponse est toute simple et naturelle. Les récepteurs avec lesquels le cortisol est lié sont intelligents et peuvent détecter quand cela suffit. De cette façon, lorsque les hormones de stress ont été libérées et que le travail est terminé, le cortisol remonte dans le système de messagerie relais et cette liaison aux récepteurs le ferme.

 

Comment éviter de trop stresser ?

Cité plus haut, le stress peut avoir des séquelles sur notre organisme. L’hyperventilation, la spasmophilie ou encore les palpitations sont les signes les plus connus pour une personne stressée. Le cœur bat plus vite, les mains deviennent moites et l’oxygène n’arrive plus correctement au cerveau. Le seul remède efficace est de ne pas se laisser dépasser par les évènements. Il est également impératif de se nourrir sainement, de respecter ses heures de sommeil et de garder une mode de vie sain. Ne jamais laisser rien ni personne ruiner votre paix intérieure !

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