L’on comptait 12 000 éléphants au Sri Lanka au début du vingtième siècle. Malheureusement, cette population s’est retrouvée considérablement réduite en quelques années et l’on ne comptait plus que 7 000 individus restants sur le territoire lors du dernier recensement. Pour protéger le grand pachyderme, les autorités locales vont bientôt interdire l’importation de produits plastiques dans le pays.

Le plastique : un produit dangereux pour les animaux

Les éléphants d’Asie sont actuellement classés sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Des mesures d’urgence pour protéger l’espèce sont donc de mise. Le vendredi 28 août dernier, le ministre de l’Environnement Mahinda Amaraweera a déclaré qu’une législation était en préparation pour mettre un terme à l’importation de produits plastiques qui terminent dans les décharges sri-lankaises.

« Les plastiques causent des dommages incalculables à notre faune, éléphants, cerfs et autres animaux », a déclaré le ministre de l’Environnement. Les plastiques dans les décharges sri-lankaises sont effectivement à l’origine d’un grand nombre de décès d’éléphants dans le pays situé au sud de l’Inde. L’on a notamment découvert des kilos de plastiques dans l’estomac des animaux ayant fouillé dans les décharges lors de leur autopsie.

En 2018, l’on a retrouvé les dépouilles de six éléphants dans une décharge située dans le nord du pays. Leur mort était vraisemblablement liée à la consommation d’une grande quantité de plastiques. Il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé, mais d’une routine quotidienne. Selon le journal sri-lankais The Morning, entre 10 et 20 éléphants se nourriraient chaque jour dans une décharge, alors que l’on ne compte pas moins de 50 décharges dans le pays.

krivinis / Shutterstock.com

Les plastiques non biodégradables interdits dans le pays depuis 2017

Le texte, qui sera présenté au cours des mois à venir, concernerait principalement deux produits qui finissent très souvent dans les décharges, à savoir les jouets et les ustensiles de cuisine. Et d’après le ministre sri-lankais, les mesures envisagées pourraient également toucher la production locale. Cependant, il n’a pas donné davantage d’informations concernant la mise en place des mesures concernant la production locale.

Il est à noter que la fabrication et l’importation de plastique non biodégradable pour emballer les aliments ou pour des sacs plastiques sont déjà interdites au Sri Lanka depuis 2017. En outre, cette année, le pays a également imposé des restrictions à l’importation de produits non essentiels face aux problèmes économiques causés par la pandémie de Covid-19. Une décision qui devrait se révéler bénéfique pour l’environnement.

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