― Prostock-studio / Shutterstock.com

La violence conjugale est un problème qui touche la société depuis de nombreuses années. Le service de la statistique du ministère de l’Intérieur a dévoilé les chiffres concernant les violences conjugales en 2019. Avec 142 310 personnes tous sexes confondus concernées, les services de police et de gendarmerie ont enregistré une hausse de 16 %. Une réalité consternante.

Les signalements pour violences conjugales en hausse de 16 %

Les signalements pour violences conjugales sont en hausse de 16 % en 2019. Cette hausse pourrait s’apparenter à un effet positif : les victimes sont davantage aptes à porter plainte et favoriser un meilleur accueil par les services de sécurité. 3 % de ces violences sont des plaintes pour viol ou agression sexuelle. Ces dernières ont été déposées à 98 % par des femmes.

Parmi les 142 310 personnes touchées par la violence conjugale, 125 840 (environ 88 %) sont des femmes rapporte le Monde. L’année dernière, un total de 146 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ancien compagnon, soit 25 de plus qu’en 2018.

Tout comme en 2018, les plus forts taux de violences conjugales étaient concentrés dans le Doubs, suivi par la Côte-d’Or, les Côtes-d’Armor et la Seine-Saint-Denis en 2019. A contrario, les taux les plus faibles ont été relevés en Corse et dans la Creuse.

― panitanphoto / Shutterstock.com

295 000 victimes de violences physiques ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint entre 2011 et 2018

D’après les enquêtes de victimation Cadre de vie et sécurité menées par l’Insee, 295 000 personnes par année, dont 213 000 femmes, seraient victimes de violences physiques ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint entre 2011 et 2018. En outre, une seconde étude démontre que plus de 1 700 infractions d’outrages sexistes ont été enregistrées par les forces de l’ordre dans l’Hexagone depuis la promulgation de la loi il y a deux ans.

Parmi celles-ci, 1 004 infractions ont été signalées entre le 1er août 2019 et le 31 juillet 2020, contre 742 sur la même période en 2018. L’étude indique que 65 % de ces outrages sont des « outrages sexistes portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante imposée à une personne ». Les régions les plus concernées sont les Hauts-de-France, l’Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de