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122,4 dB : c’est officiel, la personne la plus bruyante du monde est australienne

Un exploit retentissant

Vous pensiez que vos voisins indélicats étaient les personnes les plus bruyantes au monde ? Ils tiendraient difficilement la comparaison avec un certain Joseph McGrail-Bateup, qui a poussé un cri record.

« Now ! »

Âgé de 58 ans, cet Australien originaire de Canberra, capitale du pays, exerce un métier plutôt approprié : crieur public. Son « Now ! » a été « flashé » à 122,4 dB. Jusqu’alors, ce titre était solidement détenu par Annalisa Flanagan, une institutrice nord-irlandaise de Belfast, dont le « Quiet ! » avait atteint 121,7 dB en 1994.

Les décibels suivant une échelle logarithmique, cela représente une augmentation de l’énergie acoustique d’environ 17 %. Pour une expérience sonore équivalente, vous devriez vous tenir à proximité immédiate de la sirène d’une ambulance, d’un réacteur d’avion ou d’une tronçonneuse en pleine action.

« Il n’existe pas d’entraînement spécifique à part crier très fort », a expliqué McGrail-Bateup aux médias locaux. « Il m’a fallu sept essais. J’ai eu la voix complètement cassée pendant les deux jours suivants. »

L’homme n’en était pas à son coup d’essai, avec 10 flèches décochées en un peu plus de 60 secondes en 2019. Un record du monde successivement pulvérisé par un enfant de 7 ans (48,6 secondes), puis un homme originaire du Missouri (39,53 secondes). Le Guinness World Records lui a récemment adjugé le record du « cri masculin le plus puissant au monde », impliquant que Flanagan conserve son titre dans la catégorie féminine.

224 dB

S’il s’agit sans nul doute d’un exploit retentissant, le bruit le plus intense produit par un objet façonné par l’homme revient à la Tsar Bomba, arme nucléaire soviétique de 50 mégatonnes, dont la détonation en octobre 1961 a généré quelque 224 décibels.

Correspondant à une énergie acoustique 14,5 milliards de fois supérieure à celle du cri de Joseph McGrail-Bateup, cette explosion avait été entendue à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde, et son onde de choc fait plusieurs fois le tour de la planète.

À titre de comparaison, le volume sonore homologué pour le système audio de la Renault 21 d’un passionné nordiste, dont un certain Olivier avait malmené la batterie, n’avait pas dépassé 135,3 dB.

Concernant les catastrophes naturelles, ce sont l’éruption du Krakatoa en 1883 et l’explosion de la Toungouska en 1908 qui s’adjugent les deux premières places, avec respectivement 310 et 300 décibels.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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