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En France, l’eau du robinet est soumise à une réglementation très stricte, afin de préserver au mieux la santé des habitants du territoire. Mais un rapport alarmant établi par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) défie ce fait : l’eau potable de 268 communes contiendrait une forte concentration d’un composé radioactif.

L’eau potable de 268 communes françaises serait contaminée

Le composé en question est le tritium. Cet élément chimique est un des nombreux résidus de l’exploitation nucléaire qui, en principe, est rejeté conformément aux autorisations de rejet en France. La limite de rejet pour chaque installation est de 80 Bq/L. La santé publique française fixe comme limite 100 Bq/L de tritium concernant l’eau potable. L’ACRO explique que si les concentrations relevées ne dépassent pas cette norme, elles sont suffisamment importantes pour “entraîner une investigation complémentaire pour caractériser la radioactivité de l’eau”.

En plus de l’association, des laboratoires ont eux aussi communiqué sur le sujet. Celui basé à Hérouville-Saint-Clair, dans l’agglomération de Caen, estime que 6,4 millions de personnes sont concernées par le problème, ce qui fait près d’1/10 de la population française. La carte établie par l’association montre justement quelles sont les communes les plus affectées par ce problème.

Une quantité légale de tritium, mais à ne pas sous-estimer

L’ACRO, il s’agit de l’association qui dénonce ce problème de composants radioactifs, est soutenue par d’autres organismes. La Criirad, qui est la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, a réagi elle aussi au communiqué de l’ACRO. Elle cherche à “dénoncer la banalisation des contaminations en tritium” et appelle “à ne pas se laisser abuser par les comparaisons avec les références de qualité”.  

EDF a déjà eu des soucis avec la justice concernant le tritium cette année, plus précisément en mars. Il s’agissait d’une fuite sur un des sites de l’entreprise, près de Valence. EDF a tout de même été relaxée. Certains organismes, dont le réseau Stop le nucléaire, avaient déjà parlé d’une “impunité inquiétante”. D’autant plus que les populations voisines n’avaient pas été informées de la situation, ni des potentielles conséquences sanitaires. Les populations des communes aujourd’hui concernées par le tritium dans leur eau potable craignent donc le traitement de l’affaire en cours.

Les contrôles de qualité devraient-ils être plus fréquents ?

L’ACRO souligne que dans certaines petites communes, l’eau n’est testée que tous les cinq ans. Pourtant, il paraît essentiel de surveiller de plus près la qualité de cette eau sur l’ensemble du territoire. Pour rappel, chaque habitant consomme 148 litres d’eau par jour. Cette consommation inclut l’alimentation mais aussi et surtout l’hygiène. Dans les deux cas, une eau contaminée par des éléments radioactifs pourrait avoir des effets néfastes sur notre organisme.

Ces conséquences sont catastrophiques lorsqu’il s’agit de très fortes expositions, mais même des petites quantités peuvent nous affecter…

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chris
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en fait, il y a de nombreuses origines distinctes de radiations ionisantes en milieu de travail, qui tendent à être présentes dans l’environnement professionnel de manière croissante : maîtrise du risque radiologique indispensable ! : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/rayonnements/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=126&dossid=164

chris
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en fait, il y a de nombreuses origines distinctes de radiations ionisantes en milieu de travail, qui tendent à être présentes dans l’environnement professionnel de manière croissante : maîtrise du risque radiologique indispensable ! : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/rayonnements/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=126&dossid=164