
L’Himalaya recense les plus hauts sommets du monde, mais en matière de longueur, ses reliefs sont (très) largement surpassés par la chaîne médio-océanique, qui serpente autour de la Terre.
La chaîne médio-océanique
S’étendant sur près de 65 000 kilomètres, contre 7 600 kilomètres « seulement » pour la cordillère des Andes, cet ensemble de crêtes sous-marines, formées par la remontée du magma à mesure que les plaques tectoniques s’écartent, marque leurs limites. Il pourrait grossièrement être comparé aux coutures d’une balle de base-ball.
En moyenne, les sommets de la chaîne médio-océanique culminent à 2 500 mètres sous la surface de l’océan.
Sa section la plus connue est la dorsale médio-atlantique, qui s’étend entre l’Arctique et l’Antarctique sur quelque 7 000 kilomètres. Débutant à 333 kilomètres au sud du pôle Nord, elle s’arrête au niveau de l’île volcanique inhabitée de Bouvet, qui correspond à la limite nord de la plaque antarctique.
Ce relief sous-marin fait partie des trois zones d’activité sismique les importantes de la planète, avec la ceinture de feu du Pacifique et la ceinture alpine. Les dernières données indiquent qu’il grandit de 2 à 5 centimètres par an.

Fouler la plus longue chaîne de montagnes au monde
L’Islande se trouve directement au sommet de la dorsale médio-atlantique, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine, ce qui explique en grande partie son activité volcanique et géothermique intense. Il s’agit également de l’une des rares parties du globe où celle-ci émerge des flots.
Si vous avez déjà visité le parc national de Þingvellir ou la péninsule de Reykjanes, vous avez techniquement foulé la plus longue chaîne de montagnes de la planète.
La Terre regorge de reliefs remarquables, notamment le mont Thor, dans l’arctique canadien.