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Mallotus furetianus : découverte des vertus « anti-obésité » d’une plante tropicale chinoise

Il ne s’agit pas d’un sortilège tiré de l’univers d’Harry Potter

Mallotus furetianus
Feuilles séchées de Mallotus furetianus — © Akiko Kojima / Osaka Metropolitan University

Des chercheurs ont récemment démontré la capacité d’une plante asiatique à limiter la prise de poids. Les résultats obtenus lors d’essais précliniques suggèrent qu’elle pourrait être prochainement utilisée pour traiter l’obésité chez l’Homme.

Mallotus furetianus

Mallotus furetianus est une plante tropicale que l’on trouve dans certaines régions de l’Inde et sur l’île de Hainan, au large de la côte méridionale de la Chine. Consommée par les populations locales sous la forme d’un breuvage appelé « Shan Ku Cha », elle est notamment utilisée pour traiter la cholécystite, une inflammation de la vésicule biliaire.

Au cours des dernières années, un nombre croissant de travaux se sont penchés sur ses propriétés curatives, révélant un impact positif sur la flore intestinale des rats ainsi que sa capacité à prévenir la « maladie du foie gras », ou stéatose hépatique.

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Food and Science Nutrition, des chercheurs de l’université métropolitaine d’Osaka ont mené des expériences sur des souris afin d’évaluer ses potentielles propriétés « anti-obésité ».

Une trentaine de rongeurs ont été répartis dans différents groupes, suivant un régime alimentaire normal avec ou sans extrait de Mallotus furetianus (MFE), ou riche en graisses avec ou sans MFE.

souris
— Marques / Shutterstock.com

Des résultats précliniques prometteurs

Au bout d’une semaine, les spécimens ayant uniquement consommé des aliments riches en graisses avaient vu leur poids corporel augmenter d’environ 6 grammes, contre 3 seulement pour ceux ayant suivi le même régime et reçu de l’extrait de Mallotus furetianus.

Les chercheurs ont également constaté que les adipocytes (cellules hautement spécialisées dans le stockage des lipides) de ces derniers étaient nettement plus petites que celles du groupe témoin, confirmant la capacité de l’EMF à agir sur le métabolisme des graisses.

Selon l’équipe, si des effets similaires sont observés lors de futurs essais cliniques, cette substance naturelle pourrait constituer une nouvelle arme précieuse pour nous aider à contrôler notre poids et lutter contre l’obésité.

Par Yann Contegat, le

Source: New Atlas

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