Toute l’ingéniosité de la nature : comment certains mollusques produisent-ils des perles ?

Toute l’ingéniosité de la nature : comment certains mollusques produisent-ils des perles ?

Les perles ont depuis longtemps orné le cou et les oreilles des femmes du monde entier. Ce sont des pierres précieuses de couleur blanche et d’apparence exceptionnelle. Celles-ci sont considérées comme un type rare et unique de pierres que l’on utilise abondamment dans la fabrication de bijoux. La sensibilité et la rareté des perles, ainsi que la culture des huîtres produisant des perles est extrêmement difficile ; et cela explique notamment que ces petites pierres coûtent aussi cher.

Tout d’abord, les perles sont des sphères en nacre produites dans le corps mou de mollusques, en particulier dans les bivalves, grâce à des particules étrangères qui entrent dans le corps de l’animal. Les perles naturelles les plus connues sont celles considérées comme des gemmes ou des pierres précieuses, pour leur symétrie et leur éclat particulier. Les perles précieuses sont produites dans leur immense majorité par des huîtres appartenant à la famille des Pteriidae.

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Le processus basique de formation d’une perle

Les perles naturelles se forment donc lorsqu’un corps étranger est introduit dans le corps du mollusque, qui réagit lentement en recouvrant la particule d’un mélange de cristaux de carbonate de calcium, ainsi que d’une protéine appelée conchiolina, formant ainsi une substance appelée nacre, qui est la substance qui recouvre la cavité palliale de l’animal ; c’est-à-dire les parois internes des valves. Après une période de temps variable, la particule se recouvre d’une ou plusieurs couches de nacre formant une perle, et sa création prend environ 10 ans.

LES PERLES SONT LES SEULES PIERRES PRÉCIEUSES FABRIQUÉES PAR DES ANIMAUX

Les perles sont de taille, de couleur et de forme variables. La valeur de la perle est déterminée par plusieurs critères, mais on peut affirmer qu’elle se concentre sur trois aspects : une forme désirable – par exemple, des sphères parfaites ou des larmes – la rareté de sa couleur, et bien sûr la taille. Bien que les caractéristiques esthétiques et de taille soient fondamentales dans l’évaluation d’une perle, le prix final dépend dans une large mesure des tendances de la mode du moment.

Wikipedia / Hannes Grobe/AWI

La brillance de la perle provient de la réflexion lumineuse sur la surface cristalline, tandis que l’irisation provient de la réfraction et de la diffraction lumineuses dans les multiples couches de nacre translucide qui forment toute perle. Les perles ont été appréciées par de nombreux peuples depuis l’Antiquité en raison de leur rareté, leur beauté et leur valeur extraordinaires. Une perle sauvage a souvent des imperfections. Selon le Musée américain d’histoire naturelle, une des façons de distinguer une perle naturelle d’une perle artificielle consiste à la frotter contre les dents. Une perle naturelle sera granuleuse tandis qu’une perle artificielle sera lisse.

 

La culture de perles naturelles

Les perles créées à l’état sauvage sont rares et chères. Finalement, les gens ont donc commencé à cultiver des perles, ce qui consiste à greffer des particules dans les coquilles de mollusques. Ils sont ensuite placés dans des paniers de maintien et la perle est récoltée au bout de deux ans environ. Cette activité est notamment appelée la perliculture. De manière générale, la production de perle de culture suit quasiment le même processus que la production de perle naturelle. Mais en raison de l’intervention humaine, le processus est plus rapide. Il faut cependant savoir que la perliculture est un métier à risque étant donné qu’il n’existe pas de garantie concernant la réussite de la culture, alors que cela nécessite un investissement considérable.

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Sur le marché, les perles de culture coûtent moins cher que les perles recueillies dans la nature. On distingue notamment trois types de perles de culture, à savoir les perles d’Akoya, les perles d’Australie, et les perles de Tahiti. Un examen aux rayons X permet de distinguer les perles de culture des perles naturelles. Les perles de culture sont souvent préformées, car elles ont tendance à suivre la forme du noyau de la perle de coquille implantée. Il faut également savoir que les perles de culture sont moins nacrées que les perles naturelles.

 

La culture des perles au niveau mondial

La société Mitsubishi fut l’un des pionniers de la culture des perles avec l’huître perlière de la mer du sud en 1916, dès que le brevet de technologie a été commercialisé. En 1931, ce projet montrait des signes de succès, mais était contrarié par la mort de Tatsuhei Mise, l’initiateur du projet. Étant donné que le brevet de la culture de perle appartenait au japonais, ils ont dominé pendant longtemps les productions dans ce domaine. En 2010, la Chine a cependant dépassé le Japon en ce qui concerne la production de perles Akoya.

Wikimedia / MASAYUKI KATO

Au cours des deux dernières décennies, les perles de culture ont surtout été produites à partir d’huîtres plus grosses du Pacifique Sud et de l’océan Indien. La plus grande des huîtres perlières du monde est la Pinctada maxima, qui a à peu près la taille d’une assiette. Les perles obtenues se caractérisent par leur grande taille et leur lustre chaleureux. En 2013, l’Indonesia Pearl fournissait 43 % du marché international de perles. Les autres producteurs importants sont l’Australie, les Philippines, le Myanmar et la Malaisie.

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