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Une étude révèle que Mercure rétrécit encore plus rapidement que prévu

Il s’agit de la planète la plus proche du Soleil

— buradaki / Shutterstock.com

De nouvelles recherches indiquent une diminution du diamètre de la brûlante Mercure plus important que prévu, avec des implications pour notre compréhension de son évolution et de sa dynamique géologique.

Contraction planétaire

Depuis le reclassement de Pluton en tant que planète naine en 2006, Mercure est officiellement la plus petite planète du Système solaire, avec un diamètre ne dépassant pas 4 880 kilomètres. Il s’agit également de la plus proche de notre astre, dont le rayonnement intense l’a progressivement délestée de la quasi-totalité de son atmosphère.

Dès les années 1970, les images prises par la sonde Mariner 10 de la NASA ont révélé que sa surface était parsemée de rides, structures caractéristiques d’un rétrécissement. En 2014, les données collectées par la sonde MESSENGER ont permis de confirmer ce scénario, et des recherches menées en 2023 ont révélé que ce phénomène se poursuivait.

Mercure s’est formée il y a environ 4,5 milliards d’années par accrétion de matière. Au cours de ses premières centaines de millions d’années, la planète a subi un intense bombardement d’astéroïdes et d’autres corps célestes.

L’énergie cinétique liée à ces collisions s’est transformée en chaleur, contribuant ainsi à échauffer fortement l’intérieur de Mercure. Depuis, ses entrailles n’ont cessé de se refroidir et de se contracter, ce qui s’est traduit par le froissement et la fissuration de ses couches les plus externes.

Cliché de mercure par la sonde BepiColombo — © ESA / BepiColombo / MTM / CC BY-SA 3.0 IGO

Un rétrécissement plus important que prévu

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Geophysical Research Letters, Gaku Nishiyama, de l’Institut de recherche spatiale du Centre aérospatial allemand, et ses collègues se sont appuyés sur d’anciens relevés géologiques de surface de Mercure et de récentes cartographies topographiques pour préciser l’ampleur de ce rétrécissement.

Globalement, il s’est avéré que les régions les plus accidentées présentaient moins de plis, ou rides de contraction, suggérant que des amas de débris d’impact les masquent. Après avoir calculé précisément la contraction nécessaire à la formation de crêtes et d’escarpements clairement visibles, l’équipe a déterminé qu’à l’échelle de la planète, la diminution du diamètre de Mercure pouvait atteindre 23 kilomètres, soit 10 à 30 % de plus que les précédentes estimations.

Selon Nishiyama, cette contraction plus importante que prévu est révélatrice de la composition interne de Mercure. « Elle indique un noyau métallique plus volumineux, contenant moins d’éléments légers tels que le silicium, ainsi qu’une température initiale plus élevée », conclut-il.

Précédemment, des astronomes s’étaient penchés sur les origines de la mystérieuse glace polaire de Mercure.

Par Yann Contegat, le

Source: Connect Sci

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