
Les conditions de vie de nos ancêtres préhistoriques et de leurs proches cousins étaient indéniablement plus rudes. Une étude récente s’est penchée sur notre génétique ainsi que celle des Néandertaliens et Dénisoviens afin d’estimer leur longévité maximale.
Déterminer la longévité maximale théorique des humains modernes
À mesure que nous vieillissons, des composés chimiques (les méthyles) se greffent sur des régions spécifiques de l’ADN et modifient leur activité. Les schémas déduits permettent d’estimer notre âge biologique.
Au total, les auteurs de la nouvelle étude ont examiné 15 283 échantillons provenant d’individus de différentes origines ethniques et âgés de 0 à 114 ans, dont 219 provenant de donneurs au moins nonagénaires.
Dans l’ensemble, les différentes approches épigénétiques utilisées indiquent une longévité maximale théorique comprise entre 128 et 202 ans pour les humains modernes. En d’autres termes : la limite potentiellement atteignable dans des conditions environnementales « parfaites », que ne rassemble pas notre monde actuel.
Une analyse « tissu par tissu » a révélé que certains organes, comme les poumons, présentaient une longévité maximale plus courte, oscillant entre 128 et 155 ans.

Pas de super-seniors préhistoriques
En appliquant les mêmes méthodes aux génomes de Néandertaliens et de Dénisoviens, l’équipe a déterminé une durée de vie maximale comprise entre 38,2 et 64,5 ans pour les premiers et 40 et 69,8 ans pour les seconds.
Selon eux, les chances d’atteindre de tels jalons étaient extrêmement réduites, en raison des conditions de vie extrêmes des humains du Pléistocène (environnements hostiles impliquant des blessures et des infections récurrentes, complications fatales durant la grossesse…).
Globalement, ces nouveaux travaux, pré-publiés sur le serveur Research Square, renforcent l’idée que les bases génétiques de notre longévité actuelle sont postérieures à notre séparation avec nos cousins disparus.
Ces dernières années, un nombre croissant de recherches se sont penchées sur l’influence combinée des facteurs génétiques et environnementaux sur la physiologie humaine, notamment en matière d’obésité.
Par Yann Contegat, le
Source: IFL Science
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