Vous avez probablement déjà entendu parler des médicaments placebo. Ce sont des médicaments censés n’avoir aucune propriété médicale. Quant aux hallucinogènes, ce sont des substances chimiques psychotropes qui peuvent provoquer des hallucinations ou une altération de la perception. Un article paru récemment dans Futura Santé nous rapporte que l’on peut bien confondre un placebo avec un hallucinogène.

Des placebos ont créé des hallucinations

En fait, des chercheurs ont voulu savoir s’il était possible de booster l’effet hallucinogène d’un placebo. Dans une étude publiée dans Psychopharmacology, ils ont rapporté avoir fait croire aux 33 participants de l’étude qu’ils allaient recevoir de la psilocybine, une molécule hallucinogène. Ils ont également fait croire aux participants que ce médicament pourrait entraîner certains effets, comme « des changements de conscience » au cours des quatre heures d’expérimentation. Sauf que tous ont, en réalité, reçu un placebo.

Mais les chercheurs ne se sont pas arrêtés là. Ils sont allés jusqu’à créer une ambiance de « fête psychédélique typique », avec des peintures aux murs, de la lumière colorée, des projections visuelles et même un DJ. Tout ça, dans le but de booster l’effet hallucinogène d’un placebo.

— agsandrew / Shutterstock.com

Les résultats de l’expérience ?

La réponse à la question des chercheurs était oui. 61 % des participants ont effectivement indiqué des changements sur leur état psychique, allant de légères altérations de la perception à « des effets similaires à la prise d’une dose modérée ou élevée d’un médicament psychédélique réel » rapporte Futura Santé.

Car même si les participants n’ont pris qu’un placebo, certains ont affirmé avoir vu les peintures sur les murs bouger. D’autres ont quant à eux indiqué qu’ils avaient ressenti différemment la gravité. Les chercheurs notent ainsi que l’expérience a eu des résultats variables selon les individus. Malgré tout, Jay Olson, le co-auteur de l’étude, déclare que « l’étude renforce le pouvoir du contexte dans les milieux psychédéliques. Avec la récente réapparition de la thérapie psychédélique pour des troubles tels que la dépression et l’anxiété, les cliniciens peuvent être en mesure de tirer parti de ces facteurs contextuels pour obtenir des expériences thérapeutiques similaires à partir de doses plus faibles, ce qui améliorerait encore la sécurité des médicaments.« 

Vous pouvez télécharger l’ensemble de l’étude ici.

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