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Des fossiles révèlent une surprise de taille au sujet des kangourous géants préhistoriques

Ils mesuraient 2 mètres de haut et pesaient jusqu’à 250 kilos

kangourou
— tomasz karwowski / Shutterstock.com

Si les kangourous modernes sont connus pour leurs bonds répétés, jusqu’à récemment, on supposait que leurs ancêtres géants, qui vivaient à l’époque du Pléistocène, en étaient incapables.

Des membres inférieurs plus robustes qu’estimé

Comme dans d’autres parties du globe, les ancêtres de certains des animaux les plus emblématiques de l’Australie étaient beaucoup plus imposants. On estime ainsi que le plus grand kangourou au monde, Procoptodon goliah, pouvait mesurer 2 mètres de haut et peser jusqu’à 250 kilogrammes (contre 90 environ pour ses homologues modernes).

Si une telle masse corporelle et l’examen initial de ses témoignages fossiles avaient suggéré que des sauts répétés auraient entraîné le déchirement de ses tendons d’Achille, des chercheurs des universités de Melbourne, Manchester et Bristol sont récemment parvenus à une conclusion bien différente.

Leurs travaux ont impliqué l’analyse des os des membres inférieurs de 63 espèces de wallabies et de kangourous, actuelles ou éteintes. Les comparaisons étroites réalisées ont permis d’estimer précisément l’épaisseur des tendons des pattes de P. goliah, corroborée par la taille des points d’ancrage ligamentaires au niveau des os de ses talons.

Des simulations ont montré que ces structures, ainsi que ses quatrièmes métatarses (os du pied le plus vulnérable à la flexion) étaient suffisamment robustes pour permettre à cette créature préhistorique de bondir sans risquer de graves blessures.

P. goliah était plutôt imposant — © Nobu Tamura / Wikimedia Commons

Franchir des obstacles et échapper à des prédateurs

Selon l’équipe, il est toutefois peu probable que ces anciens géants australiens, disparus il y a environ 50 000 ans, utilisaient régulièrement ce mode de déplacement indissociable de leurs descendants. Adoptant une démarche comparable à celle du T. rex la plupart du temps, ils n’auraient sautillé que pour franchir des obstacles ou échapper à des prédateurs.

« Nos découvertes suggèrent une large palette locomotrice, avec des bonds associés à de courtes accélérations », concluent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Scientific Reports.

Début 2024, des chercheurs avaient annoncé la découverte de trois nouvelles espèces de kangourous préhistoriques géants.

Par Yann Contegat, le

Source: Science Alert

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