La technologie est responsable d’environ 17 % des déchets électroniques dans le monde et environ 2 % des émissions de CO2 de la planète. Cela signifie que les technologies de l’information contribuent à la dégradation de l’environnement. Étant donné que l’utilisation d’Internet ne cesse de croître et que de plus en plus de personnes utilisent des téléphones portables, des tablettes et d’autres appareils informatiques, l’impact environnemental des technologies de l’information devrait augmenter. D’où, notamment, l’importance de ce que l’on appelle le « green IT ».

Également appelée informatique verte ou informatique durable, la Green IT décrit l’étude et l’utilisation des ressources informatiques de manière efficace. L’informatique verte commence avec les fabricants qui produisent des produits respectueux de l’environnement, puis encourage les services informatiques à envisager des options plus conviviales telles que la virtualisation, la gestion de l’alimentation et de bonnes habitudes de recyclage. En termes plus généraux, il est également défini comme l’étude de la conception, de l’ingénierie, de la fabrication, de l’utilisation et de la mise au rebut des dispositifs informatiques de manière à réduire leur impact sur l’environnement.

Wikimedia / Commander-pirx

Certains gouvernements ont récemment proposé de nouvelles réglementations en matière de conformité qui permettraient de certifier que les centres de données sont écologiques. De nombreux fabricants et fournisseurs informatiques investissent en permanence dans la conception de périphériques informatiques à haut rendement énergétique, réduisant l’utilisation de matériaux dangereux et encourageant la recyclabilité des périphériques numériques. Les pratiques en matière d’informatique verte ont pris de l’importance en 1992, lorsque l’Environmental Protection Agency (EPA) a lancé le programme Energy Star.

IL Y A ENVIRON 50 MILLIONS DE TONNES DE DÉCHETS ÉLECTRONIQUES PAR AN DANS LE MONDE

Wikipedia / Riksanteri

Energy Star est un programme américain d’étiquetage volontaire qui aide les organisations à économiser de l’argent et à réduire les émissions de gaz à effet de serre en identifiant les produits offrant une efficacité énergétique supérieure. Energy Star fournit des informations simples, crédibles et impartiales sur lesquelles les consommateurs et les entreprises s’appuient pour prendre des décisions éclairées afin de réaliser des économies et de réduire leurs émissions. Les spécifications Energy Star 4.0 pour les ordinateurs sont notamment entrées en vigueur le 20 juillet 2007.

Les concepts de base de la Green IT

L’informatique verte vise à atteindre la viabilité économique et à améliorer la manière dont les appareils informatiques sont utilisés. Les pratiques en matière d’informatique verte comprennent la mise au point de pratiques de production respectueuses de l’environnement, d’ordinateurs écoénergétiques et de procédures améliorées d’élimination et de recyclage. Pour promouvoir les concepts de l’informatique verte à tous les niveaux possibles, il existe quatre approches fondamentales à suivre.

La première étant l’utilisation écologique des matériels informatiques. A cet effet, il faut minimiser la consommation d’électricité des ordinateurs et de leurs périphériques, et les utiliser dans le respect de l’environnement. Ensuite, il y a l’élimination écologique, c’est-à-dire la réaffectation de l’équipement existant ou l’élimination de manière appropriée ou recycler l’équipement électronique indésirable. Après, il y a la conception écologique ou la conception d’ordinateurs, de serveurs, d’imprimantes, et d’autres appareils numériques écoénergétiques. Et enfin, il y a la fabrication écologique qui consiste à minimiser les déchets lors de la fabrication d’ordinateurs et d’autres appareils afin de réduire l’impact de ces activités sur l’environnement.

Wikimedia / Commander-pirx

D’autres exemples de pratique de green IT

Si les concepts énoncés précédemment concernent surtout les entreprises, il faut savoir que la pratique du green IT doit aussi être considérée au niveau individuel. En effet, chacun doit prendre conscience de son impact informatique sur l’environnement et agir en conséquence. Les utilisateurs moyens peuvent adopter un grand nombre d’astuces facile à appliquer au quotidien pour rendre leur utilisation informatique plus écologique.

EN AMÉRIQUE DU NORD, LES APPAREILS QUI RESPECTENT LA GREEN IT SONT CERTIFIÉS ENERGY STAR

Par exemple, il faut utiliser le mode « Veille prolongée » lorsque l’on n’utilise pas son ordinateur pendant une période prolongée. Il faut aussi activer les fonctions de gestion de l’énergie pour contrôler la consommation d’énergie des PC et des appareils mobiles intelligents. Les utilisateurs peuvent également acheter des ordinateurs portables écoénergétiques plutôt que des ordinateurs de bureau. Il est, par ailleurs, essentiel d’éteindre les ordinateurs à la fin de chaque journée, et ce autant pour la conscience verte que pour la préservation de votre appareil.

© Pixabay

La nanotechnologie verte, l’avenir de la technologie verte

La chimie verte, qui évite l’utilisation ou la production de matières dangereuses, est un aspect important de la nanotechnologie verte. Même si une telle pratique est jusqu’à présent au stade de la science-fiction, les nanotechnologies représentent indéniablement le futur de la Green IT. La nanotechnologie verte fait notamment référence à l’utilisation de la nanotechnologie pour améliorer la durabilité environnementale des processus produisant des externalités négatives. Il fait également référence à l’utilisation des produits de la nanotechnologie pour améliorer la durabilité des produits informatiques. Cela inclut la fabrication de nanoproduits écologiques et l’utilisation de nanoproduits à l’appui de la durabilité.

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