L’Indonésie souhaite réduire sa pollution maritime de 70 % d’ici 2025

A Bali, lors du sommet mondial des Océans, l’Indonésie annonçait débloquer 1 milliard de dollars par an pour réduire sa pollution marine de deux tiers. Une déclaration forte lorsqu’on sait que le pays est le deuxième pollueur marin au monde après la Chine.

Pourquoi l’Indonésie pollue-t-elle autant ?

S’il est vrai que l’Indonésie manque d’infrastructures pour récupérer les déchets, sa pollution intense des mers par le plastique s’explique surtout par un manque d’éducation de la population, grande consommatrice de sachets plastiques individuels, notamment pour la street food. Le pays est pauvre, victime de corruption, politiquement instable : l’environnement est loin d’être une priorité. Mais si cette pollution est mortelle pour les récifs coralliens et toute la faune marine, elle est aussi très préoccupante pour les populations qui vivent au milieu des déchets.

Des mesures de grande ampleur

Lorsque le coordinateur au ministère des Affaires maritimes de l’Indonésie, Luhut Binsar Pandjaitan a énoncé toutes les mesures que le pays comptait prendre pour diminuer sa pollution, il n’y est pas allé de main morte. Ainsi, l’objectif est de la réduire de 70 % d’ici 2025. Il prévoit un budget d’1 milliard de dollars par an (946 millions d’euros) pour soutenir des industries permettant de remplacer le plastique par des produits biodégradables à base d’algues ou de manioc, sensibiliser la population au développement durable par de vastes campagnes et mettre en place une taxe nationale sur les sacs en plastique.

Un élan mondial

Cette prise de position majeure de l’Indonésie s’inscrit dans le cadre de l’opération mondiale « Océans propres », lancée par les Nations Unies en février et à laquelle l’Indonésie participe, au même titre que neuf autres pays (Belgique, Costa Rica, France, Grenade, Norvège, le Panama, Sainte-Lucie, Sierra Leone et Uruguay). Il était temps, car l’ONU a déjà annoncé qu’il y aurait plus de plastique que de poisson dans la mer d’ici 30 ans si rien ne change.


Le caméléon peut lancer sa langue jusqu’à 96 km/heure en un centième de seconde

— @DailyGeekShow