15 chefs indiens emblématiques qui ont tout sacrifié pour défendre leurs tribus

15 chefs indiens emblématiques qui ont tout sacrifié pour défendre leurs tribus

La fondation des États-Unis s’est faite au détriment des premiers habitants du continent : les Indiens. Depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d’Amérindiens ont disparu. Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd’hui quasiment décimée. Toutefois, les Indiens ont tenté de résister et se sont battus pour garder les terres de leurs ancêtres, à l’image de ces chefs qui ont fait tout en leur pouvoir pour que leur peuple puisse vivre en liberté.

 

Black Hawk

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Né en 1767, Black Hawk (aigle noir) est un chef de la tribu Sauk et Fox, basée dans l’Illinois. Il soutient l’armée britannique dans la guerre de 1812, alors que son rival Keokuk se range du côté des Américains. Choqué par la brutalité des méthodes européennes et par le nombre de pertes qu’elles entraînent, Black Hawk décide de rentrer chez lui. En 1831, il est chassé, vers le Mississippi, par un traité imposé de force par les colons.

Une année plus tard, il décide de retourner dans l’Illinois avec 1000 membres de sa tribu. Traqués par l’armée et par la milice de l’Illinois, ils sont massacrés, seulement 150 personnes survivent à la tuerie. Black Hawk est alors arrêté et mis sous la tutelle de Keokuk jusqu’à sa mort en 1838. Lors de sa reddition en 1832, il fait un discours fort et emblématique sur la cause indienne : “Black Hawk s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les Blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups.”

 

Sitting Bull

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Né vers 1831, dans le Dakota du Sud, Sitting Bull (bison assis) est un chef et médecin des Lakotas Hunkpapas, du peuple Sioux. En lakota, son nom signifie “bison mâle qui se roule dans la poussière”. Dès son plus jeune âge, il se démarque grâce à ses capacités physiques et son talent au tir à l’arc. Après ses 30 ans, Sitting Bull est devenu un homme saint pour les Sioux. Il doit ainsi travailler à la compréhension des rituels et de la religion de son peuple. Très spirituel, Sitting Bull cherche constamment à comprendre l’univers et à aider son peuple. Dans les années 1860, des guerres entre les Amérindiens et les Blancs, auxquelles Sitting Bull prend part, font des ravages dans les plaines.

En 1868, il refuse de signer le traité de Fort Laramie : ce texte garantit aux Sioux leur territoire sacré des Black Hills, mais les prive de leur territoire de chasse, les forçant à être dépendants des rations alimentaires du gouvernement des Etats-Unis. Les Américains décident de rompre le traité lorsqu’ils se rendent compte de la présence d’or dans les Black Hills. Sitting Bull prend alors les commandes et dirige le soulèvement des Sioux. Après la bataille de Little Big Horn en 1876, à laquelle il ne participe pas car il est homme de médecine, mais qu’il dirige. Il s’enfuit au Canada avec ses hommes. Sitting Bull décide finalement de retourner aux Etats-Unis et est arrêté en 1880. Après deux ans d’emprisonnement, il est emmené à la réserve de Great River. Dix années plus tard, des policiers se rendent chez lui pour l’arrêter à nouveau, il meurt d’une balle dans la nuque pendant l’arrestation.

Enterrement d'un chef Sioux
Enterrement d’un chef Sioux

 

American Horse

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American Horse (cheval américain) est un chef de la tribu Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est né en 1840 dans le Dakota du Sud. Cet Amérindien a marqué l’histoire des Etats-Unis, conseiller de l’armée, il s’est battu pour l’entente cordiale avec les Blancs et pour l’éducation de son peuple. En 1870, American Horse s’installe dans la réserve de Pine Ridge où il s’allie avec le clan des Wagluhe, il devient également éclaireur pour l’armée américaine. Indien apprécié par les Blancs, American Horse les aide à combattre les chefs Crazy Horse et Sitting Bull.

En 1876, il est chargé d’arrêter un Indien appelé Sioux Jim, mais un combat s’ensuit et s’achève par la mort de ce dernier. American Horse est également opposé à Crazy Horse, qu’il juge trop extrémiste quant à sa vision de l’homme blanc, et qu’il considère comme un rempart aux négociations avec Washington. Outre sa collaboration avec les colons, American Horse s’est démarqué par son combat pour l’amélioration des conditions de vie de son peuple. Maître de la répartie, il donna un incroyable discours, en 1891, à Washington afin de condamner le massacre de Wounded Knee. American Horse est également historien, il est l’auteur d’un conte d’hiver retraçant l’histoire de sa tribu. Il décède en 1908, d’une mort naturelle dans sa maison de Pine Ridge.

 

Crazy Horse

Le mémorial Crazy Horse © FlickR / Jim Bowen
Le mémorial Crazy Horse © FlickR / Jim Bowen

Crazy Horse (ses chevaux ont le feu sacré en lakota) est membre des Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est l’un des chefs les plus emblématiques du combat contre les colons. Né vers 1840, dans le Dakota du Sud, il se fait rapidement une réputation de puissant guerrier. Crazy Horse prend part au combat mené par Red Cloud contre les soldats américains qui souhaitent occuper le territoire des Sioux. Il se démarque par son audace, et réussit à attirer 80 membres de l’armée dans une embuscade. Il s’agit de l’une des pires défaites des Américains dans les batailles des grandes plaines de l’Ouest. Les soldats se résignent à signer le traité de Fort Laramie avec les chefs indiens, mais Crazy Horse et Sitting Bull n’y adhèrent pas et continuent de vivre comme ils l’entendent en dehors du territoire qui leur est imposé.

CRAZY HORSE EST DEVENU UN VÉRITABLE HÉROS POUR LES AMÉRINDIENS, SURTOUT POUR LES SIOUX LAKOTA

En 1876, il participe à la bataille de Little Big Horn et malmène les Américains. Après la victoire, il est toutefois contraint de se séparer de Sitting Bull pour nourrir ses chevaux, il part s’installer près de la rivière Rosebud. En 1877, Crazy Horse et sa tribu se retrouvent encerclés par des soldats. Bien qu’il refuse de se rendre, le chef est influencé par son peuple et se rend au fort Robinson dans le Nebraska. A son passage, des milliers d’Indiens se rassemblent pour chanter en l’honneur de sa bravoure. Les circonstances de sa mort sont confuses, il aurait été amené dans une pièce du fort pour rencontrer le général Crook, mais en se rendant compte qu’on l’enfermait, il aurait tenté de se débattre, un soldat le poignardant avec sa baïonnette.

Crazy Horse est devenu une véritable légende pour le peuple des Amérindiens. D’ailleurs, tous les clichés de lui ne seraient pas véritables, il aurait en effet toujours refusé d’être photographié par les Blancs. En 1948, les Indiens répondent à ce qu’ils considèrent comme une profanation de leurs terres, en l’occurrence la construction du mont Rushmore dans les Black Hills, en sculptant une immense statue du visage de Crazy Horse.  

 

Gall

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Né dans le Dakota du Sud vers 1840, Gall est un chef de guerre de la tribu des Lakotas Hunkpapas. Véritable guerrier, il joue notamment un rôle prédominant dans la bataille de Little Big Horn aux côtés de Crazy Horse et Sitting Bull. Il suit ensuite ce dernier vers le Canada, où les Indiens se battent pour survivre face à la dureté du climat. Finalement, Gall n’est plus en accord avec les croyances de Sitting Bull, il décide alors de retourner aux Etats-Unis avec son peuple en 1880 afin de se rendre. Un an plus tard, il est emmené à la réserve de Standing Rock avec plusieurs chefs. Il y devient fermier et incite son peuple à s’accommoder à la vie dans la réserve, il se convertit même au christianisme. Il est également juge au tribunal des affaires indiennes. Gall meurt chez lui dans la réserve de Standing Rock en 1894.

 

Dull Knife

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Dull Knife, connu par les Cheyennes sous le nom de Morning Star (étoile du matin), est un chef des Cheyennes du Nord qui vivent dans le Montana. Sa date de naissance reste inconnue. Dull Knife participe activement à la résistance contre les Américains, notamment à la fameuse bataille de Little Big Horn en 1876 où il s’allie avec les Sioux. Après cette bataille, les Cheyennes du Nord sont attaqués et forcés à se rendre par l’armée américaine. Transportés dans l’Oklahoma, les membres de la tribu connaissent famine et maladie car ils ne peuvent pas chasser.

Dull Knife décide alors de retourner sur ses terres avec son peuple. Bien qu’ils arrivent à éviter les troupes américaines, les Cheyennes sont attrapés et enfermés au fort Robinson dans le Nebraska. La tribu essaie de s’échapper, mais la plupart des femmes et enfants sont tués, Dull Knife parvient toutefois à fuir et rejoint la réserve sioux de Pine Ridge. Il s’installe par la suite dans une réserve mise en place pour les Cheyennes qui ont survécu dans le Montana, il y meurt en 1883. C’est notamment grâce à son courage que les Cheyennes du Nord possèdent encore aujourd’hui un territoire dans cet État.

 

Red Cloud

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Né en 1822 dans l’Etat du Nebraska, Red Cloud (nuage rouge) est un chef sioux de la tribu Lakota Oglalas. De 1866 à 1868, il dirige la guerre de Nuage Rouge et incite les autres chefs sioux à le suivre. Il exige le retrait des forces armées du territoire sioux, un retrait qu’il obtient grâce au traité de Laramie. La découverte d’or dans les Black Hills entraîne une guerre entre plusieurs tribus et l’armée américaine entre 1875 et 1876. Bien qu’il ne soit pas aussi radical que Crazy Horse, Red Cloud refuse de laisser ses terres aux Blancs. La supériorité des Américains est sans appel : les Sioux sont parqués dans des réserves. Red Cloud meurt dans la réserve de Pine Ridge à 86 ans.

 

Big Foot

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Né vers 1826, Big Foot est chef de la tribu des Lakotas Miniconjous du peuple Sioux. Pendant sa jeunesse, il est réputé pour sa diplomatie, et évite les conflits entre tribus rivales. Dans les années 1870, il s’allie à Sitting Bull et Crazy Horse pour combattre les colons. Malgré leurs efforts et quelques victoires, les chefs ne parviennent pas à prendre le dessus, Big Foot demande alors à son peuple de s’adapter au mode de vie des Américains tout en conservant ses traditions. Il s’installe dans la réserve de Cheyenne River et voyage jusqu’à Washington dans le but de faire construire une école dans la réserve.

En plein hiver 1890, les conditions de vie dans la réserve sont devenues si mauvaises que Big Foot décide de marcher 250 kilomètres pour rejoindre une autre tribu dirigée par Red Cloud. La cavalerie américaine les rattrape le 28 décembre. Affaibli, Big Foot préfère se rendre alors qu’il se trouve à Wounded Knee. Pendant le désarmement des Indiens, les soldats américains ouvrent le feu et tuent entre 300 et 350 personnes, dont Big Foot, avant de les jeter dans la fosse commune. Il s’agit du dernier massacre de la conquête sanglante de l’Ouest.

Des chefs indiens, dont Red Cloud et American Horse
Des chefs indiens, dont Red Cloud et American Horse

 

Crow King

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Crow King (roi corbeau) est un Hunkpapa, du peuple Sioux. Il est connu pour avoir participé à la fameuse bataille de Little Big Horn commandée par Sitting Bull, il est l’un des chefs de guerre de ce combat, où il mène 80 hommes. Cette bataille meurtrière ouvre les yeux à Crow King, qui réalise que la seule manière pour que son peuple ne soit pas décimé par les Blancs est de capituler et de collaborer avec eux. Ces idées le mettent d’ailleurs en conflit avec Sitting Bull. Il insiste pour que les membres de sa tribu aient une éducation afin d’adopter le style de vie des Américains. Crow King est mort en 1884 des suites d’un long rhume.

 

Chef Joseph

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Chef Joseph est né vers 1840, il succède à son père en prenant la tête en 1871 de la tribu des Nez Percés, établie dans l’Oregon (nord-est des Etats-Unis). Il suit les paroles de ce dernier, qui lui affirme que les Blancs lui réclameront sa terre et qu’il se doit de la défendre à tout prix. La découverte d’or sur le territoire des Nez Percés motiva les Américains à les chasser. Pendant plus de six ans, ils tentent de négocier avec Chef Joseph, en vain. Ce dernier mène la résistance face aux Blancs et remporte une douzaine de batailles face à l’armée des Etats-Unis. Refusant que son peuple ne s’établisse dans une réserve de l’Idaho, le chef se rend compte que la fuite est inévitable.

SELON UN MÉDECIN, CHEF JOSEPH SERAIT MORT DE TRISTESSE

Il entreprend alors une marche longue de 2 100 kilomètres avec des centaines d’hommes, femmes et enfants afin d’atteindre la frontière canadienne, où ils trouveront la paix. Totalement exténués et malades, ils sont attaqués par l’armée américaine à seulement 65 kilomètres de leur but et finissent par se rendre. Le discours prononcé par Chef Joseph à cette occasion reste ancré dans la mémoire des Indiens : “Vous ne pouvez pas plus espérer voir les rivières remonter à leur source, que de voir un homme né libre qui soit heureux enfermé et parqué, en lui refusant la liberté d’aller où il veut.” La plupart des personnes sont emmenées dans l’Oklahoma où elles meurent de la malaria. Chef Joseph, quant à lui, se rend dans l’Etat de Washington, il y meurt en 1904, de tristesse selon le médecin de la réserve.

 

Plenty Coups

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Plenty Coups est né en 1848, il fait partie de la tribu des Mountain Crows. A 11 ans, il a une vision qui est interprétée comme une véritable prophétie par les anciens : l’homme blanc s’emparera des territoires indiens, sauf de celui des Crows, mais pour cela, ils doivent apprendre à travailler en collaboration avec les Américains. En 1876, il devient chef, au même moment que la bataille de Little Big Horn qui oppose les Blancs aux Sioux et aux Cheyennes, les ennemis jurés des Crows. Plenty Coups joint l’armée des Etats-Unis, en espérant que ces derniers n’empiéteront pas sur son territoire.

Un rêve qu’il réalise, puisque après avoir négocié à Washington, Plenty Coups arrive à garder 80 % de la terre des Crows en sa possession. Selon lui, la seule façon de survivre face aux Blancs est de collaborer avec eux et de s’éduquer. A sa mort en 1932, la vision qu’il avait eue en étant enfant s’est réalisée : les Américains ont totalement annexé les territoires indiens, sauf le sien.

 

Ouray

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Ouray, flèche en Ute, est un chef de la tribu des Ute, basée dans le Colorado, il est né en 1833. Il est autant considéré comme le gardien de son peuple que l’ami de l’homme blanc. Ce dernier a malheureusement profité de la faiblesse d’Ouray, la disparition de son fils, pour lui prendre son territoire. Alors qu’il n’a que cinq ans, le fils d’Ouray est enlevé par une tribu ennemie. Des années plus tard, un commissaire chargé des affaires des Indiens prétend avoir retrouvé l’enfant en présentant un orphelin à Ouray.

Piégé sans s’en rendre compte, le chef cède une grande partie de sa terre riche en minéraux aux Américains. Ouray est reconnu comme chef des Ute par le gouvernement des Etats-Unis. En 1880, il se rend ainsi à Washington afin de témoigner devant le Congrès sur la guerre de White River, qui opposa sa tribu à l’armée une année plus tôt. Avec l’espoir de signer un traité pour pouvoir conserver ses terres, Ouray échoue, les Etats-Unis font déplacer la tribu des Ute dans l’Utah. Le chef meurt quelques mois plus tard.

 

Manuelito

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Manuelito est né vers 1818 dans l’Utah, sur la terre de sa tribu, les Navajos. Il est un chef très réputé au sein de son peuple, et mène la résistance face aux Américains. En 1864, la réserve de Bosque Redondo est construite dans le sud-est du Nouveau-Mexique. Les Indiens de plusieurs tribus, dont les Navajos, sont sommés de s’y rendre. Il s’agit de la Longue Marche, une période particulièrement douloureuse pour les Navajos qui doivent marcher plus de vingt jours pour quitter la terre de leurs ancêtres.

La longue marche des Navajo
La longue marche des Navajo

Les conditions de vie dans la réserve de Bosque Redondo sont très mauvaises : pas assez de nourriture, pas d’eau et une hygiène catastrophique. En 1868, Manuelito parvient à signer un traité permettant aux Navajos de retourner sur leur territoire, il devient alors chef suprême des Navajos de l’Est. Quatre années plus tard, il est nommé chef de la police de la tribu. Manuelito meurt en 1894 d’une pneumonie.

 

Cochise

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Cochise appartient à la tribu apache des Chiricahuas, il est né vers 1810, dans l’État de l’Arizona. Il hérite son statut de chef par son père. Son enfance est relativement calme, bien qu’il grandisse pendant la guerre d’indépendance mexicaine, qui influe négativement sur les relations entre les Mexicains et les Apaches. En 1861, Cochise est accusé à tort d’avoir enlevé un enfant blanc, il est alors pris en otage par un lieutenant. Le chef parvient à s’échapper, mais des membres de sa famille sont capturés. Cochise ordonne l’enlèvement de quatre Américains dans le but de négocier la libération de ses proches, mais tous les otages sont exécutés.

Meurtri par la pendaison de son frère et de ses neveux, il s’allie au grand chef Mangas et se bat contre les colons, mais ils ne parviennent pas à les repousser. Il devient grand chef à la mort de Mangas, torturé par les Américains. Il se cache avec son peuple pendant une dizaine d’années sur le territoire du mont Dagoon, menant une politique de terreur auprès des colons. Cochise finit par se lier d’amitié avec un Blanc, Thomas Jeffords, forcé de traverser les terres apaches afin de transmettre le courrier. Ce dernier le persuade de négocier la paix avec les Américains, la réserve de Sulphur Springs est alors créée. Cochise s’y installe et y meurt, en 1874. Le personnage de Cochise a été vivement repris dans la culture américaine, notamment dans les westerns et dans les bandes dessinées.

 

Geronimo

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Geronimo est certainement l’un des Indiens les plus emblématiques du combat pour la liberté de son peuple. Né le 16 juin 1829, il fait partie de la tribu apache Bendonkohe vivant au Nouveau-Mexique, alors sous domination mexicaine. Geronimo n’est pas chef mais chaman, ce qui lui vaut un très grand respect. En 1858, sa mère, sa femme et ses trois jeunes enfants sont sauvagement assassinés par des membres de l’armée mexicaine, un évènement qui pousse Geronimo à mener des expéditions punitives au Mexique.

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En 1876, la réserve des Chiricahuas, qu’il a rejoint par alliance, est fermée par les Américains qui déplacent les Indiens y vivant dans une autre réserve appelée San Carlos. Désertique et aride, cet endroit est désastreux pour l’avenir des Apaches. Le chaman s’enfuit à plusieurs reprises, parfois avec de nombreux femmes et enfants. Il mène des raids parfois sanglants contre les colons, mais il se rend à chaque fois. Geronimo est réputé pour son ingéniosité, ses connaissances font de lui un combattant hors pair, d’où les nombreux efforts de l’armée américaine pour le retrouver.

En 1886, il se rend pour la dernière fois. Fatigué de se battre, il est transporté avec des membres de sa tribu en Floride, où le climat humide tue nombre d’entre eux qui étaient habitués à la sécheresse du désert. En 1906, il dicte l’histoire de sa vie et affirme qu’il regrettera toujours de s’être rendu. Geronimo meurt des suites d’une pneumonie en 1909, son dernier souhait étant d’être enterré sur sa terre natale.

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Afin d’obtenir les terres des Indiens, et surtout les ressources qui s’y trouvaient, les Blancs ont entrepris de les parquer dans des réserves. Ces hommes ne sont pas parvenus à les repousser malgré leur incroyable bravoure. A l’heure actuelle, les Amérindiens vivent dans des réserves dans des conditions déplorables : pauvreté, chômage, alcoolisme… Les premiers habitants de l’Amérique sont totalement oubliés, leur culture a été détruite et leur cause est très rarement défendue dans les discours des hommes politiques. 

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