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Quand l’humanité a-t-elle commencé à penser aux extraterrestres ?

Depuis l'Antiquité, des observations de phénomènes célestes tels que des lumières inexpliquées ont été enregistrées

ovni

L’humanité a longtemps contemplé la possibilité d’êtres d’autres mondes, bien avant que l’imaginaire populaire ne soit peuplé de créatures venant de l’espace. L’idée de vie au-delà de notre planète n’est pas une invention de l’ère moderne. Bien avant l’ère spatiale et l’essor des théories scientifiques actuelles, l’humanité scrutait le ciel, interprétant ses merveilles et ses mystères à travers le prisme de la curiosité et de la conjecture.

Les observations anciennes

Les ciels nocturnes de l’Antiquité étaient des toiles vivantes sur lesquelles les civilisations grecques et romaines projetaient un vaste éventail d’histoires. Des « feux du ciel » aux « gouffres lumineux », les récits entre 223 et 91 avant notre ère dépeignent des scènes éblouissantes qui, à la lumière de la compréhension contemporaine, pourraient suggérer des aurores périodiques suivant des cycles d’activité de onze ans. 

Tandis que les comptes rendus s’étendant de 218 avant notre ère à 65 de notre ère décrivent des phénomènes tels que des « boucliers volants » ou des « lances de feu » traversant le ciel, assimilables aujourd’hui à des météores ou à des illusions d’optique telles que les mirages. Ces explications naturelles, bien que spectaculaires, n’évoquaient cependant pas la présence d’êtres d’autres mondes.

— © ESO/S. Brunier / Wikimedia Commons

Philosophie ancienne et la semence de l’infini

L’atomisme, théorie proposée au Ve siècle avant notre ère par les philosophes Leucippe et Démocrite, a planté les graines de ce qui deviendrait une réflexion sur l’existence de mondes multiples. Ils ont suggéré que l’Univers était composé d’une infinité d’atomes qui, dans leur mouvement perpétuel, formaient non seulement des objets mais aussi une pléthore de mondes. 

Cette idée a été reprise par Métrodore de Chio qui, dans une analogie évocatrice, a comparé l’unicité supposée de notre monde à l’absurdité d’une seule tige poussant dans un vaste champ. Lucrèce, un poète romain, a repris ce fil de pensée, en postulant que la diversité de la vie telle que nous la connaissons sur Terre doit nécessairement se retrouver ailleurs dans l’Univers.

L’éveil d’une conscience cosmique

La perspective d’autres mondes habités n’a véritablement pris son essor qu’avec le temps, malgré la résistance d’idéologies dominantes telles que la philosophie d’Aristote et les doctrines religieuses, qui confinait la pensée scientifique dans un cadre où l’omnipotence divine était la seule vérité acceptée. 

Au milieu du XVe siècle, un tournant s’opère avec Nicolas de Cues qui, dans son ouvrage visionnaire, s’aventure à supposer que la vie existe sous différentes formes dans les régions solaires et stellaires. Selon lui, la vie, dans son essence et sa manifestation, pouvait varier d’un monde à l’autre, chacun étant une création divine.

— © dreese / Wikimedia Commons

Une vision de la diversité universelle

Nicolas de Cues imaginait des êtres adaptés à leur environnement cosmique, avec des habitants solaires et lunaires distincts des Terriens, non seulement dans leur aspect mais aussi dans leur nature spirituelle. Cette hypothèse marque l’aube d’une nouvelle ère de pensée où l’existence d’extraterrestres devient une possibilité tangible dans le vaste cosmos. 

Ces réflexions, bien qu’encore teintées de théologie, ont posé les fondements pour l’évolution de la recherche extraterrestre, conduisant à se demander pourquoi, si l’Univers est aussi peuplé qu’il est vaste, nous n’avons pas encore trouvé de preuves concrètes de la vie au-delà de notre planète.

De l’interprétation de phénomènes naturels à l’émergence de théories philosophiques, l’humanité a toujours été fascinée par l’idée de ne pas être seule dans l’Univers. À mesure que la science progresse, la quête pour découvrir la vie extraterrestre continue d’inspirer, de mystifier et de défier nos perceptions. Les récits anciens et les spéculations philosophiques constituent la toile de fond sur laquelle se dessinent les recherches actuelles. Pour aller plus loin, voici 3 récits anciens et déroutants d’observation d’ovnis.

Par Eric Rafidiarimanana, le

Source: IFL Science

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