Coup de tonnerre dans le milieu de la paléontologie. Des fossiles vieux d’environ 518 millions d’années viennent d’être découverts sur une berge de rivière, dans le centre de la province de Hubei, en Chine. Au total, ce sont des milliers de spécimens pour la plupart inconnus qui ont été retrouvés par les chercheurs, et ils représentent un immense espoir dans l’étude des espèces ayant peuplé la Terre avant nous. Retour sur cette incroyable découverte.

Que sont ces fossiles ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’ils sont assez inhabituels par rapport à ce que l’on déniche fréquemment. En effet, leur tissu corporel mou, mais également leur peau, yeux ou organes internes ont été extrêmement bien préservés. La majorité de ces animaux ont tendance à être des animaux au corps dur ce qui constitue un avantage, car les os sont moins susceptibles de se décomposer ou de pourrir. Couplés à une tempête qui a vraisemblablement recouvert et enfoui rapidement les sédiments, nous assistons donc aujourd’hui à cette conservation époustouflante. Elle constitue une superbe nouvelle pour les chercheurs et pour l’étude mondiale des espèces ayant peuplées notre Terre avant nous autres humains, et les paléontologues qualifient cette découverte de “stupéfiante”.

Fait encore plus notable, la moitié des fossiles sont des espèces que nous n’avions pas découvert par le passé ! La rivière Danshui, dans la province de Hubei, abrite donc plus de 20 000 spécimens débusqués, et pour le moment seulement 4 351 ont pu être analysés par les chercheurs. Nous avons hâte de voir ce que la suite donnera.

Toute cette masse de fossile comprend des vers, des méduses, des anémones de mer et des algues. La richesse est donc diversifiée et constitue une source très importante dans l’étude des origines de nos animaux actuels. On pourra notamment comprendre davantage les rouages de l’évolution de centaines d’espèces biologiques.

Deux fossiles retiennent l’attention

Les fossiles de méduses et d’anémones de mer retiennent particulièrement l’attention des chercheurs. Ils seraient, d’après le professeur Gaines, “incomparables par rapport à tout ce que l’on a déjà vu”. Comme nous vous l’avons dit, une majorité des espèces n’a jamais été étudiée et c’est une découverte d’ampleur. De plus, nous avons maintenant accès à des spécimens sous plusieurs formes, sous plusieurs races, qui sont admirablement bien conservées.

La paléontologue Allison Daley, qui a rédigé une étude sur le magazine Science, a, elle, déclaré que c’était l’une des plus importantes découvertes des 100 dernières années. Maintenant, les chercheurs effectuent d’autres forages dans la région pour voir si l’on peut débusquer des fossiles équivalent en âge.

Rappelons que ces fossiles datent de la période cambrienne, qui a débuté il y a 541 millions d’années. Elle se caractérise notamment par une augmentation rapide de la diversité animale sur notre planète et constitue une étape clef dans notre biodiversité actuelle. Le Daily Geek Show a récemment publié un dossier pour expliquer en détails ce phénomène.

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