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Comment le sexe a précipité la disparition des Néandertaliens

Leur héritage génétique persiste chez les populations non-africaines actuelles.

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— Chettaprin.P / Shutterstock.com

Notre génome en témoigne : nos ancêtres se sont métissés à plusieurs reprises avec les Néandertaliens, et il s’agit sans doute de l’une des principales raisons de leur extinction.

Dilution progressive

Nos cousins disparus continuent de vivre à travers les populations africaines modernes, dont le génome contient entre 2 et 4 % d’ADN néandertalien. S’il s’agit d’une preuve irréfutable de rapports intimes entre les deux espèces au cours de la Préhistoire, cet héritage génétique réduit est également révélateur de la trajectoire d’Homo neanderthalensis.

Au départ, ces métissages ont conduit à l’émergence de véritables populations hybrides, notamment au Moyen-Orient, où les vestiges d’une tradition funéraire unifiée ont été découverts.

Mais à mesure que les vagues de migration d’Homo sapiens vers l’Eurasie se succédaient, nos effectifs ont progressivement supplanté ceux des lignées humaines y évoluant depuis (très) longtemps.

Résultat : à l’échelle de milliers d’années, le patrimoine génétique des hybrides Sapiens-Néandertal s’est retrouvé dominé par les gènes de notre espèce, et une telle dilution a peu à peu gommé les traits typiques des seconds.

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— peterschreiber.media / Shutterstock.com

Cadeaux empoisonnés

Pour ne rien arranger, plusieurs études suggèrent que certains gènes d’Homo sapiens se sont révélés délétères pour les Néandertaliens.

Des changements profonds au niveau du métabolisme des globules rouges aurait entraîné de graves complications durant la grossesse, et le remplacement du chromosome Y de Néandertal par celui de l’homme moderne essentiellement rendu notre cousin disparu stérile.

Si d’autres facteurs, comme les bouleversements environnementaux et une concurrence accrue avec notre espèce pour les ressources, y ont également contribué, il est évident que le sexe a joué un rôle significatif dans la disparition de H. neanderthalensis, il y a environ 39 000 ans.

Précédemment, une étude avait révélé que les gènes associés à l’allongement du nez chez Homo sapiens provenaient des Néandertaliens, ce qui constitue un bon exemple de sélection naturelle.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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