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Phénix cosmique : des astronomes détectent un nouveau type de planète

Un monde « de seconde génération »

Vue d’artiste du système HS 0209+0832 — © Dr Snehalata Sahu / University of Warwick

En étudiant un système situé à environ 269 années-lumière de la Terre, des astronomes ont détecté ce qu’ils décrivent comme une planète de « seconde génération », formée à partir de la matière éjectée par son étoile alors qu’elle arrivait au terme de sa vie.

Planète géante et étoile morte

Si des exoplanètes « phénix » avaient été précédemment repérées, elles orbitaient toutes des astres en rotation rapide et extrêmement brillants connus sous le nom de pulsars. Dans le cas présent, il s’agit d’une naine blanche, vestige dense d’une étoile semblable au Soleil s’étant débarrassée de ses couches externes.

Les observations initiales de HS 0209+0832 ont révélé des quantités inattendues de niobium dans son atmosphère. Cet élément chimique suggérait la présence d’une jeune exoplanète imposante, née des « débris » expulsés par l’astre lors de sa transformation en naine blanche.

Une hypothèse corroborée par les données du télescope TESS de la NASA, révélant une légère variation de la luminosité de l’étoile, compatible avec la présence d’un monde d’une taille proche de Jupiter. En orbite serrée, il en réaliserait le tour complet en seulement 4,4 jours.

Une telle proximité suggère que le niobium détecté provient de l’atmosphère externe de l’exoplanète, qui se dissipe progressivement sous l’effet du rayonnement intense et de l’attraction gravitationnelle de la naine blanche. « Lorsque cette matière siphonnée par l’étoile atteint sa surface, elle produit la signature chimique inhabituelle que nous avons détectée », écrivent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Astronomy.

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— Nazarii_Neshcherenskyi / Shutterstock.com

Des mondes probablement répandus

Les naines blanches étant nettement plus courantes que les pulsars, il est probable que ces mondes extraterrestres nés des cendres de leur astre-hôte soient également plus répandus qu’on ne le pensait. L’approche utilisée pourrait prochainement être étendue à d’autres systèmes abritant ces étoiles mortes.

Comme l’explique Jamie Williams, de l’université de Warwick, le niobium est le fruit de réactions nucléaires intervenant à un stade avancé de la vie des étoiles et permettant la formation d’éléments plus lourds. Sa présence pourrait également contribuer à éclairer leur histoire.

Dans les mois qui viennent, son équipe prévoit de poursuivre les observations de HS 0209+0832 afin de confirmer l’existence de l’exoplanète et d’explorer le potentiel d’habitabilité des mondes phénix.

Précédemment, des chercheurs avaient observé une exoplanète en orbite autour d’une naine blanche, nous offrant un aperçu du destin de la Terre si elle survit à l’expansion du Soleil.

Par Yann Contegat, le

Source: The Independent

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