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Pourquoi les visages humains sont-ils si différents les uns des autres ?

Ils présentent une variabilité plus importante que n’importe quelle autre partie de notre corps

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— PeopleImages.com – Yuri A / Shutterstock.com

Quand vous vous promenez dans un endroit fréquenté, vous remarquez rapidement l’incroyable diversité des visages qui vous entourent. Si le brassage génétique joue indubitablement un rôle, il semble que cette particularité soit étroitement liée à notre évolution.

Des comparaisons révélatrices

Quand les chiens se saluent, ils se reniflent le derrière. De leur côté, les albatros exécutent une petite danse, et les dauphins se fient à l’urine pour identifier leurs compagnons. En 2014, une étude publiée dans la revue Nature a cherché à déterminer si notre capacité exceptionnelle à reconnaître nos semblables découlait d’une pression évolutive visant à nous rendre physiquement uniques. Pour ce faire, les chercheurs se sont appuyés sur des bases de données de l’armée américaine.

En comparant nos mensurations, les chercheurs ont constaté que nos visages présentaient une variabilité bien plus importante que n’importe quelle autre partie de notre corps, et que nos traits faciaux étaient largement indépendants les uns des autres. Ainsi, si avoir de longs bras signifiait généralement avoir de grandes jambes, un nez plus large n’était pas corrélé à un menton plus proéminent.

Des séquençages ont par la suite révélé une plus grande variation génétique dans les régions déterminant la forme de notre visage, renforçant l’idée qu’il s’agisse d’un avantage évolutif. À ce stade, on le relie principalement à la complexification de notre organisation sociale. Avec par exemple le blanc des yeux qui pourrait faciliter la communication par le regard.

« De nombreux traits physiques, comme la taille ou la démarche, aident à se reconnaître, mais le visage joue un rôle prépondérant », explique Michael J. Sheehan, de l’université de Californie.

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— Sarah Furlan / Shutterstock.com

Une zone cérébrale dédiée à la reconnaissance faciale

Cette trajectoire, particulièrement marquée chez les primates, se reflète également dans notre structure cérébrale même, avec une région spécifiquement dédiée à la reconnaissance faciale.

Célèbre biais cognitif, l’effet Thatcher montre que le cerveau humain traite les visages de façon globale, et que notre perception dépend fortement de leur orientation : des altérations marquées des traits passent relativement inaperçues lorsque le visage est inversé, mais deviennent immédiatement évidentes une fois l’image remise à l’endroit.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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