Aller au contenu principal

Des formes de vie extraterrestres pourraient prospérer sur cette lune proche

Encelade mesure à peine 500 kilomètres de diamètre

— Dotted Yeti / Shutterstock.com

Ces dernières années, l’étude d’Encelade, lune glacée de Saturne, a révélé des caractéristiques propices au développement et au maintien de la vie telle que nous la connaissons. De nouveaux travaux renforcent cette idée.

Sous la coquille glacée d’Encelade

Faisant partie des 293 satellites naturels de la géante gazeuse Saturne, Encelade ne semble pas à première vue être l’endroit idéal où passer ses vacances. Recouverte d’une épaisse croûte glacée, ce corps d’à peine 500 kilomètres de diamètre possède une atmosphère ténue, composée essentiellement de vapeur d’eau avec de très faibles niveaux d’oxygène moléculaire.

Toutefois, les données récoltées au cours des dernières décennies ont révélé la présence d’un vaste océan souterrain, considéré comme l’un des rares environnements du Système solaire susceptibles d’abriter des formes de vie extraterrestres.

Une possibilité récemment appuyée par une série d’expériences en laboratoire, dans lesquelles des scientifiques ont recréé les conditions supposées exister à l’interface entre l’océan et le noyau rocheux, propice à une activité hydrothermale. Au contact de roches plus chaudes, l’eau entraîne des réactions chimiques qui libèrent notamment de l’hydrogène et d’autres composés susceptibles de fournir une source d’énergie à certains micro-organismes.

Dans ce cadre, Vanessa Helmbrecht, de l’université Louis-et-Maximilien de Munich, et ses collègues ont constaté que ce milieu alcalin pouvait permettre à une archée méthanogène, Methanothermococcus okinawensis, de se développer jusqu’à un pH de 11. En dépit de faibles concentrations de dioxyde de carbone, cet organisme unicellulaire était capable de maintenir son activité métabolique en exploitant l’hydrogène disponible.

Vue d’artiste (en coupe) de l’activité hydrothermale susceptible d’intervenir au fond de l’océan d’Encelade — © NASA / JPL-Caltech

Implications

Si ces travaux, publiés dans la revue Science Advances, ne prouvent pas l’existence d’une vie extraterrestre sur Encelade, ils suggèrent une géochimie à même de soutenir le développement d’organismes microbiens observés dans certains des environnements les plus extrêmes de notre planète.

Pour en avoir le coeur net, il faudra se montrer patient. La mission L4 de l’Agence spatiale européenne, dont le lancement est prévu pour 2042, visera précisément à étudier Encelade et à analyser les matériaux issus de son océan souterrain, éjectés dans l’espace sous forme de panaches aqueux.

Précédemment, l’analyse des données de la sonde Cassini, amenée à traverser ces geysers jaillissant de la surface craquelée d’Encelade, avait révélé la présence de phosphates, des composés indispensables à la vie.

Par Yann Contegat, le

Source: The Independent

Étiquettes: , ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *