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Voyagez à Dieppe, ville d’art et d’histoire au patrimoine inestimable

Ville maritime la plus proche de Paris en ligne directe, Dieppe est également à trois heures de bateau de l’Angleterre. Port fluvial d’importance pendant toute la période anglo-normande, la ville jouit d’une riche histoire.

UN PEU D’HISTOIRE

Au nord de la Normandie, sise à l’embouchure de l’Arques, le destin de la ville de Dieppe est fortement marqué par sa situation géographique. Son essor au Moyen Âge est rapide sous l’impulsion de Guillaume le Conquérant et de ses successeurs. Après son retour dans le giron français, en 1435, la pré-Renaissance et la Renaissance voient la période la plus brillante de la ville. L’Armateur Jehan Ango, proche du roi François Ier, envoie des navires aux quatre coins du monde : Sumatra, le Brésil et le Canada. Grâce aux libéralités accordées par les rois de France et le commerce international, Dieppe devient un port incontournable du royaume. Un grand nombre de bâtiments sont construits à cette époque, dont le château, les fortifications, la Tour aux crabes, l’église Saint-Jacques, l’église Saint Rémy.

Vue de Dieppe depuis la colline du Château

Le premier coup porté à l’économie dieppoise date de l’époque des guerres de religion. Les protestants quittent la ville puis, en 1694, la flotte anglo-hollandaise bombarde la ville depuis la mer. La majorité des maisons étant construite en bois, la ville s’embrase. Sa reconstruction lente entraîne le départ pour les cités voisines des grands marchands et des armateurs.

La cité végète ainsi jusqu’au XIXe siècle où la mode des bains de mer en fait une destination prisée des élites. Les élégantes se retrouvent sur le front de mer, l’on construit un casino et de belles demeures pour l’aristocratie européenne. La lumière et la douceur de vivre attirent également les artistes, en particulier les impressionnistes, tous se précipitent à Dieppe.

LA CITÉ VÉGÈTE AINSI JUSQU’AU XIXE SIÈCLE OÙ LA MODE DES BAINS DE MER EN FAIT UNE DESTINATION PRISÉE DES ÉLITES

En 1936, avec le Front Populaire et la ligne de chemin de fer Paris-Dieppe qui met moins de deux heures pour relier les deux villes, Dieppe est la destination toute indiquée pour les travailleurs goûtant pour la première fois aux joies des vacances. Les élites ne voient pas d’un bon œil ce déferlement populaire et se replient sur les autres villes balnéaires de la côte d’Albâtre, dont Deauville et Trouville. En 1942, Dieppe est le théâtre du premier débarquement allié : l’opération Jubilé qui est un échec cuisant. De nombreux jeunes soldats canadiens perdent alors la vie sur la plage de galets.

Avec la fermeture de la ligne ferroviaire à la fin des années 80′, Dieppe cesse d’être la plage la plus proche de Paris. Dans le même temps, les activités maritimes ralentissent inexorablement. Mais voilà, depuis les année 90′, la ville mise de plus en plus sur la culture, le patrimoine et le front de mer.

LE CHÂTEAU-MUSÉE

Château-Musée de Dieppe et mémorial aux soldats tombés pour la Libération

La ville peut compter sur un patrimoine architectural assez complet. Sur à peine 11 km², l’on trouve des bâtiments remarquables allant du Moyen Âge à nos jours.

Avec, en premier lieu, le château-musée de la ville. Construit juste après la reconquête française, sous l’impulsion de Charles des Maret, ce château surplombant la ville a longtemps été un point défensif stratégique. Garnison militaire jusqu’en 1923, il accueille aujourd’hui le musée d’art et d’histoire de la ville. Parmi les collections remarquables, il y a l’une des plus grandes collections d’ivoires et de nombreuses toiles impressionnistes. Le bâtiment en lui-même est impressionnant par la diversité de son architecture allant du XIVe siècle aux années 1970.

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Par Sandra Bernard, le

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